Aluminium dans les vaccins : 13 années d’alertes !

Accueil > Vaccins > Aluminium dans les vaccins : 13 ans d’alertes et de dénis
Aluminium dans les vaccins : 13 ans d’alertes et de dénis

Régis Pluchet rédigé le 08 novembre 2017 à 16h24
Article paru dans le journal nº 51 A
Alternative Santé alertait sur les dangers de l’aluminium dés 2001
Vaccins
Une étude scientifique, dont les résultats ont été révélés au grand public par Le Parisien, montre que l’aluminium des vaccins peut migrer dans le cerveau, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la santé. Au lieu d’en tirer les conséquences, l’Agence de sécurité du médicament et la ministre de la Santé s’entêtent à nier les risques, y compris récemment devant la représentation nationale le 27 octobre dernier lors des débats sur l’obligation vaccinale. Alors que les preuves s’accumulent et qu’une alternative existe, les autorités sanitaires s’enferment dans le déni, au détriment des victimes de la myofasciite à macrophages, nouvelle maladie invalidante entraînée par l’aluminium des vaccins. Pour combien de temps encore ?

« Vaccins : le rapport qui dérange »
Ce titre qui s’étalait en grands caractères à la une du Parisien, le 22 septembre dernier, était suivi d’un sous-titre accusateur : « Révélation – Selon une étude financée par l’Agence du médicament, la présence d’aluminium dans les vaccins pourrait dans certains cas entraîner un risque pour la santé. » L’enquête qui suit en pages 2 et 3 est plus précise : « D’après un rapport sérieux et inédit, mais jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent des risques à cause de l’aluminium des vaccins. À quand de nouvelles recherches ? »

Contacté par Le Parisien, le ministère de la Santé n’apporte à cette question qu’une réponse dilatoire : « Cette étude ne change rien aux actuelles conclusions : il n’y a aucun argument scientifique à ce jour qui remet en en cause l’innocuité des vaccins. Rien ne montre une dangerosité », une position réaffirmée par la ministre de la Santé à l’Assemblée nationale, le 27 octobre, lors des questions parlementaires pour l’extension de l’obligation vaccinale. Circulez, il n’y a rien à voir !

Des affirmations qui font bondir les membres de l’associationE3M, Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages, qui regroupe les victimes de cette maladie nouvelle, apparue avec l’utilisation massive de vaccins contenant de l’aluminium comme adjuvant.

Pourquoi l’aluminium comme adjuvant ?
Les adjuvants sont un des nombreux composants qui entrent dans les vaccins. Ils ont un rôle très particulier : ils servent à accroître l’efficacité de la souche microbienne injectée en « boostant » la réponse du système immunitaire à la souche microbienne injectée. Il existe plusieurs sortes d’adjuvants : le squalène, rarement utilisé en France (il est présent dans quelques vaccins contre la grippe et est accusé d’être la cause d’accidents graves et décès survenus après vaccination contre la grippe H1N1 avec le vaccin Pandemrix), le phosphate de calcium, aujourd’hui abandonné malgré son absence de toxicité,l’aluminium (hydroxyde d’aluminium), le plus utilisé. On trouve de l’aluminium dans la majorité des vaccins. La plupart des vaccins inactivés en contiennent : diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, hépatite B papillomavirus HIV, etc. Les vaccins vivants atténués n’en contiennent pas : rougeole, oreillons, rubéole, grippe, pneumocoque, Haemophilus b, mais on notera que le vaccin contre l’Haemophilus b est souvent injecté en mélange dans les vaccins multiples contenant de l’aluminium, notamment les vaccins de l’enfance (pentavalent et hexavalent).

Myofasciite à macrophage : l’émergence d’une nouvelle maladie
Cette maladie a été décrite pour la première fois en septembre 1998, dans le Lancet, principale revue médicale internationale, par les Professeurs Gherardi, Chérin et Coquet. Elle se caractérise par des douleurs musculaires et articulaires diffuses, ainsi qu’un syndrome de fatigue chronique (voir plus loin). À l’époque, ces chercheurs ignoraient quelle en était la cause et soupçonnaient une nouvelle maladie infectieuse, ce qui suscitera un certain intérêt des médias. Mais deux mois après la publication du Lancet, ils trouvent le vrai responsable : l’aluminium des vaccins. Une année d’enquête auprès des cent cinquante premiers malades recensés permet de transformer l’hypothèse en certitude. Les malades présentent tous une lésion typique à l’épaule au site où ils ont été vaccinés et qui est caractérisée par la formation d’agrégats d’aluminium persistants dans le muscle.

L’aluminium est connu depuis longtemps comme éminemment toxique pour le système nerveux, ce qui a été nettement établi après des accidents graves (encéphalopathies, décès) chez des sujets dialysés qui recevaient une solution contenant de l’aluminium. La présence d’aluminium dans l’environnement n’est pas sans poser question sur ses effets pour notre santé, mais l’absorption accidentelle par voie orale d’une très faible quantité d’aluminium est en principe suivie de son élimination rapide par l’organisme. Cette question devient majeure dans le cas d’un vaccin qui comprend un adjuvant à base d’aluminium, puisque celui-ci est directement injecté dans le muscle et que l’on comprend maintenant qu’après formation d’un agrégat sur place, peu à peu des particules d’aluminium vont circuler dans l’organisme et gagner le cerveau.

Qu’est-ce que la fatigue chronique ?
Le syndrome de fatigue chronique est une entité morbide qui peut recouvrir plusieurs maladies et qui est encore mal connue en France. L’intensité de ce syndrome est plus ou moins marquée selon les patients atteints de myofasciite et il peut être accompagné de troubles du sommeil qui peuvent aller jusqu’à la narcolepsie (endormissement spontané) et de troubles cognitifs plus ou moins sévères (troubles de la mémoire, altérations de la perception, difficultés motrices, troubles du raisonnement). À ce cortège de troubles, il faut ajouter les maladies auto-immunes, principalement la sclérose en plaques, qui touchent 19 % des malades. « 78 % des 300 adhérents de E3M sont en invalidité totale, ce qui veut dire qu’ils n’ont plus de travail, plus de vie sociale et une santé qui se détériore », explique Didier Lambert, son président qui ajoute : « Avec les membres de notre conseil d’administration, je fais partie des 12 % restant c’est-à-dire de ceux qui n’ont pas ou plus de troubles cognitifs et c’est ce qui nous permet de nous occuper de l’association. »

Vacciné contre l’hépatite B fin 1993 pour un voyage au Mexique, une vaccination dont il découvrira ultérieurement qu’elle n’était pas utile pour ce voyage, Didier Lambert ressent les premiers symptômes en août 1994. Ses symptômes s’aggravant d’année en année, il est en invalidité totale depuis 2004. Si, actuellement, les autres symptômes sont en amélioration, il reste atteint, comme beaucoup de malades, du syndrome des jambes sans repos qui l’oblige à suivre un traitement antiparkinsonien.

Ne pas confondre myofasciite à macrophages et fibromyalgie
Malgré de nombreuses ressemblances, il est important de ne pas confondre la myofasciite avec la fibromyalgie, maladie invalidante qui comporte aussi des douleurs musculaires et articulaires et une fatigue chronique intense, car les troubles cognitifs qui l’accompagnent restent mineurs. La définition officielle de cette maladie a changé et est assez floue et il n’est pas toujours facile de bien la distinguer de la myofasciite. Une partie des adhérents de E3M ont été d’abord considérés comme fibromyalgiques. La biopsie musculaire à l’épaule est actuellement le seul moyen (un autre test moins invasif est en cours d’élaboration) d’affirmer avec certitude qu’un malade étiqueté fibromyalgique n’est pas atteint de myofasciite.

Alors que leurs premières publications avaient rencontré un certain écho auprès de l’administration sanitaire, les trois chercheurs sont invités à présenter leurs travaux sur la question des adjuvants aluminiques à l’Organisation mondiale de la santé qui demande à la France une étude épidémiologique. Mais une cabale va être montée peu à peu contre eux, sous la pression de différents lobbies, dont le premier effet est de retarder cette étude. Le Pr Romain Gherardi, chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri Mondor (Créteil) en rend un compte minutieux et effarant dans son livre Toxic Story (éd. Actes Sud).

À l’époque, l’un des premiers sujets qui préoccupent Alternative Santé, c’est la publication des témoignages des victimes du vaccin hépatite B. En juin 2000, à l’initiative de l’auteur de ses lignes, nous faisons la synthèse de cinq années d’enquêtes et de témoignages dans Le Guide des Vaccinations, hors-série que publie le journal. Nous lançons dans ce numéro une alerte concernant l’aluminium des vaccins, rappelant qu’une controverse a agité les milieux médicaux sur ses effets allergisants quinze ans plus tôt. Quelques mois plus tard, nous recevons le témoignage de Patricia, une patiente victime du vaccin hépatite B qui décrit toutes ses difficultés physiques et ses troubles neurocognitifs sévères, ajoutant qu’après quatre ans de calvaire, on a découvert qu’elle est atteinte d’une maladie rare et nouvelle : la myofasciite à macrophages et qu’elle n’est pas la seule à en être atteinte. Patricia interpelle Alternative Santé :

« Pourquoi ne parlez-vous pas de cette maladie ? Tout le monde nous abandonne ou plutôt nous ignore. Aidez-nous, je vous en supplie, car nous essayons de dénoncer ce scandale. »

Après une enquête auprès de l’association E3M qui vient d’être créée et des chercheurs qui ont mis cette maladie en évidence, nous publions le premier article de presse consacré à ce problème en 2001: « L’aluminium au banc des accusés ».

L’information, exclusive, est reprise au journal 20h de TF1, par Corinne Lalo qui présente la couverture d’Alternative Santé. Au mois d’avril, nous publions un long entretien avec le Pr Gherardi. Il nous signale alors que l’article en question et sa reprise au journal de TF1 a débloqué le dossier de l’étude, qui sera ensuite menée en 2002, sous l’égide de l’Institut national de veille sanitaire. Menée par « l’une des meilleures équipes d’épidémiologie de France », rappelle Gherardi, elle étudie deux groupes de patients atteints de pathologies neuromusculaires comparables, les malades de l’un des groupes étant en outre tous atteints de myofasciite, diagnostiquée par une biopsie qui met en évidence la présence d’aluminium.

Dés 2004, Alternative Santé révèle une première étude dont les résultats sont occultés
Deux ans plus tard, l’étude n’est toujours pas publiée alors que l’on sait qu’elle est terminée. Ayant pu nous procurer cette étude, nous en publions les conclusions dans la revue (Alternative Santé, mai et juin 2004). Elles démontrent de manière irréfutable que les malades du groupe myofasciite sont atteints de fatigue chronique, et non ceux de l’autre groupe, leur maladie pouvant donc être reliée à l’aluminium des vaccins. L’information est reprise par plusieurs grands médias. Las, l’Afssaps (Agence du médicament de l’époque) organise aussitôt, une réunion de son Conseil scientifique qui par un habile tour de passe-passe déclare que les résultats de l’étude montrent que l’aluminium et les lésions dont il est responsable sont sans rapport avec les symptômes dont souffrent les malades et qu’il n’y a donc pas lieu de poursuivre de nouvelles études. La pression du lobby pharmaceutique semble avoir été prépondérante, certains experts sollicités ayant des liens d’intérêts avec les laboratoires. Un choc pour les chercheurs qui voient ainsi leur travail anéanti.

«[Ce jour-là], je suis mort. L’acte de décès publié par l’Afssaps, que je lis et relis sans en croire mes yeux en ce 6 mai 2004, tient en quelques lignes. (…). Le dossier “myofasciite à macrophages” est clos. Enterré. Et le faire-part de décès sera aussitôt diffusé partout par les industriels triomphants. »raconte le Pr Gherardi dans Toxic Story (éd. Actes Sud).

Déni et mépris des malades
C’est simple : pour l’Agence comme pour le ministère de la Santé, la myofasciite n’est pas une vraie maladie. En s’en tenant à cette position depuis 13 ans, ces administrations entravent la recherche, empêchent la reconnaissance de la maladie et une prise en charge correcte des malades, notamment par un défaut d’information des médecins.

En dépit des obstacles, les recherches se poursuivent. En décembre 2007, le Pr Gherardi est reçu au ministère de la Santé, par une conseillère de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé. Il lui expose l’ampleur des troubles cognitifs qui touchent les malades qu’il suit à l’hôpital Henri Mondor (Créteil) et les résultats de travaux préliminaires sur des souris qui établissent que les nanoparticules d’aluminium ont des propriétés particulières. Ces particules injectées dans le sang gagnent en quelques heures les ganglions lymphatiques puis la rate et le foie. « De là, elles vont migrer peu à peu vers le cerveau : une migration lente, mais inexorable. Cette lenteur explique que certains malades ne déclarent la maladie que plusieurs années après une vaccination », explique le Pr Gherardi.

Une autre expérience, menée de manière indépendante au Canada, confirmait que l’aluminium injecté chez des souris entraînait des troubles. Il faudrait mener des études de plus grande ampleur et cela nécessite des ressources dont ne dispose pas l’équipe du Pr Gherardi. Sa demande en ce sens restera lettre morte.

Deux grèves de la faim
L’association E3M mène de son côté une campagne de sensibilisation intense auprès du public, des médias et des élus qui va peu à peu porter des fruits, tout en aidant les malades dans leurs démarches pour s’adapter à leurs lourds problèmes de santé et leurs actions en justice. 129 députés et sénateurs français s’engagent à intervenir en leur faveur, ainsi que quelques parlementaires européens, dont Michèle Rivasi, députée française Europe Écologie, qui connaît bien le dossier et leur apporte un soutien sans faille. En mai 2012, Marisol Touraine, députée qui s’était engagée à intervenir en la faveur des malades, succède à Roselyne Bachelot, au poste de ministre de la Santé. Rien ne bouge pour autant. Et la dernière demande de financement, par le Pr Gherardi, se heurte en septembre à un refus de l’Agence du médicament et cela, juste après que l’Agence a participé au montage du dossier préparatoire à cette étude !

Là encore les lobbies ont eu gain de cause. Il faudra qu’une trentaine de victimes de myofasciite se lancent dans une grève de la faim, malgré leurs problèmes de santé (l’un est en fauteuil roulant), en novembre et décembre de cette même année pour que le ministère de la Santé s’engage à financer cette étude, à hauteur de 150 000 €, ce qui est très peu, mais la rend néanmoins possible. Le dossier est préparé pendant l’année 2013 par un comité de pilotage auquel est intégrée l’association E3M. L’étude, menée sur des souris, va aboutir à l’automne 2016. Elle démontre très clairement la migration de l’aluminium des vaccins dans le cerveau.

Un autre volet de l’étude établit une susceptibilité génétique qui pourrait expliquer pourquoi seule une minorité de vaccinés sont atteints. Trois experts ont évalué l’étude, en soulignant sa qualité et l’intérêt de poursuivre la recherche, un seul sur les trois émettant quelques réserves. La conclusion qui s’impose est nette : il y a un « signal » et l’Agence du médicament doit financer de nouvelles recherches, mais c’est au ministère de trouver le financement. Mais à nouveau rien ne bouge. Et lorsque Le Parisien fait état de ces résultats le 22 septembre 2017 (« Vaccins : le rapport qui dérange »), on assiste au même déni que 13 ans plus tôt.

Lors du débat sur la mise en place des obligations vaccinales, la question de l’aluminium des vaccins a été soulevée à l’Assemblée nationale, le vendredi 27 octobre, par quelques députés et les travaux du Pr Gherardi ont été évoqués. Mais Agnès Buszyn, ministre de la Santé, a rétorqué de manière péremptoire :

« Je confirme qu’il s’agit d’un débat franco-français. M. Gherardi a décrit une pathologie, il y a vingt ans, et il essaie de prouver depuis que cette pathologie (…) dont il n’existe aucun cas ailleurs dans le monde, a un lien avec l’aluminium. Je ne remets pas en cause ses hypothèses scientifiques. J’attends qu’il établisse un lien scientifique prouvé entre l’aluminium et les vaccins. Mais il y travaille depuis vingt ans, et rien n’est prouvé, ni par lui ni par d’autres équipes dans le monde. (…) Sachez que M. Gherardi est le seul au monde à avoir décrit une maladie qui n’est pas reconnue par l’Organisation mondiale de la santé. »

Les contre-vérités d’Agnès Buszyn, ministre de la Santé
Un joli morceau d’anthologie pour former un tissu de contre-vérités. Plusieurs équipes de chercheurs travaillent sur cette question dans le monde (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Israël). Et en France, le Pr Gherardi n’est pas seul chercheur, comme nous l’avons vu : trois autres équipes à Marseille, Bordeaux, Paris ont travaillé sur ces questions. Mais les compétences et les outils de son laboratoire donnent à son équipe un rôle de premier plan.

Si le nombre de cas étudiés ailleurs dans le monde est faible, c’est pour deux raisons. C’est à la faveur de l’intense campagne de vaccination contre l’hépatite B qui a entraîné plus du quart des Français à se faire vacciner que les problèmes sont apparus. Et c’est parce qu’en France les laboratoires qui pratiquent des biopsies musculaires ont depuis des décennies l’habitude de pratiquer ces biopsies dans le muscle deltoïde l’épaule, là où se font les vaccinations depuis 1990, tandis qu’ailleurs dans le monde les biopsies se font au niveau de la cuisse ou du biceps !

Pour compliquer les choses, la myofasciite ne se déclare pas juste après la vaccination, mais à moyen ou long terme : six mois, un an ou deux, voire plus, ce qui explique pour quoi les médecins ont tant de difficultés à faire lien entre les symptômes et la vaccination. On nous dit que l’aluminium est utilisé comme adjuvant depuis plus de 90 ans sans problèmes. Mais ses effets sur l’organisme n’ont jamais été étudiés et tout particulièrement ses effets à long terme. Dans les années 1980, les effets indésirables de l’aluminium dans certains médicaments avaient été mis en évidence et l’aluminium en avait été retiré. L’Institut Pasteur Production qui, à l’époque, était un laboratoire indépendant avait fabriqué des vaccins contenant du phosphate de calcium. Mais ce laboratoire a été racheté et est aujourd’hui Sanofi Pasteur, membre du groupe Sanofi. Les vaccins au phosphate calcium ont été supprimés et le vaccin DTP (diphtérie-tétanos-polio) qui était sans adjuvant a été retiré du marché depuis près de dix ans, pour des raisons que E3M juge frauduleuses.

Le nombre de malades de la myofasciite à macrophages en France n’est pas connu. L’association E3M en a recensé environ 600. L’Agence du Médicament a enregistré 450 dossiers de myofasciite. Mais l’association E3M rappelle qu’en ce qui concerne les médicaments en général moins de 10 % des effets secondaires sont déclarés, mais que ce pourcentage est sûrement beaucoup plus faible pour les vaccins, l’Agence du médicament n’ayant jamais informé les médecins au sujet de la myofasciite à macrophages.

Ce sont donc certainement plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers de malades non recensés qui en sont victimes, errent de médecin en médecin sans pouvoir obtenir un diagnostic ou sont étiquetés sous d’autres maladies, quand ils ne sont pas seulement considérés comme relevant de la psychiatrie. Avec la multiplication des vaccinations, le problème risque de s’aggraver. En effet, les travaux des chercheurs montrent actuellement que lorsque l’aluminium migre dans l’organisme, il peut entraîner des particules microbiennes ou des fragments d’ADN issus de la fabrication du vaccin.

Particulièrement soucieux des multiples problèmes rencontrés par les malades, Didier Lambert, président de E3M, annonce qu’au vu des résultats de la dernière étude son association attend des pouvoirs publics qu’ils prennent d’urgence trois mesures :

– Le financement de la suite de la recherche sur les effets secondaires des adjuvants aluminiques des vaccins

– Le développement d’adjuvants vaccinaux à base de phosphate de calcium, utilisé dans différents vaccins dans le monde entier entre 1974 et 1986.

– La levée de tous les blocages qui empêchent l’indemnisation des malades de la myofasciite, alors que huit arrêts du Conseil d’État ont reconnu le lien entre l’aluminium vaccinal et cette maladie. »

Aller plus loin

Associations :

– E3M, association Entraide aux Malades atteints de Myofasciite à Macrophages, 44 avenue de Saint-Émilion, 33127 Martignas-sur-Jalle. Seuls les malades et leurs familles peuvent être adhérents. Les dons de solidarité sont bienvenus.Email : contact@asso-e3m.fr

– Site internet de la campagne « Pour des vaccins sans aluminium »

Sur les deux sites, on trouvera une très abondante documentation et plusieurs courtes vidéos très explicites.

Sur internet, on trouve par ailleurs plusieurs blogs et pages Facebook sur le sujet.

Deux livres :

– Toxic Story – Deux trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins, Pr Romain Gherardi, éd. Actes Sud.

– Quand l’aluminium nous empoisonne, Virginie Belle, éd. Max Milo.

Un film :

L’aluminium, les vaccins et les deux lapins, un film de 90 mn, réalisé par Marie Ange Poyet, scénario Marie-Ange Poyet et Didier Lambert (E3M).

Articles anciens publiés par Alternative Santé:

*Vaccin hépatite B : l’aluminium au banc des accusés, Régis Pluchet, Alternative Santé, février et avril 2001.

*Le rapport que l’on nous cache, Régis Pluchet, Alternative Santé, mai et juin 2004.

*Myofasciite et aluminium des vaccins, Régis Pluchet, Alternative Santé, janvier 2011.

L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien. L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien. L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien. L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien. L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien. L’aluminium, un métal toxique à l’extraction douteuse !
Chère amie, cher ami,

L’aluminium est un métal toxique. Cela a été démontré à différentes reprises dans des circonstances différentes, ainsi que je l’ai expliqué dans une lettre récente.

Ainsi,

L’intoxication de l’eau potable au sulfate d’aluminium, dans le village de Camelford (Royaume Uni) en 1988, a créé des troubles neurologiques importants chez certaines personnes. Ces dernières en sont même décédées au fil du temps. L’analyse des tissus du cerveau de certains patients, réalisé par le Pr Christopher Exley de l’Université de Keele a révélé des taux d’aluminium extrêmement élevés.

La présence d’aluminium dans les eaux des appareils de dialyse d’insuffisants rénaux a créé de nombreuses démences dans les années 70. En supprimant, l’aluminium de l’eau utilisée, les médecins ont supprimé ces effets secondaires.

L’utilisation à long terme de médicaments contre les maux d’estomac contenant de l’aluminium crée des démences chez les patients.

En clair, l’aluminium est un poison qui rend fou. S’il s’aventure dans le cerveau, il peut créer des lésions irréversibles.

Pour autant, avant de trouver le chemin de nos assiettes, de nos médicaments ou de nos vaccins, l’aluminium a déjà une vie de destructeur derrière lui.

Un métal piégé par la nature
L’aluminium est le métal le plus répandu sur terre. C’est l’un des constituants principaux de la croûte terrestre (8%), avec l’oxygène (46%) et le silicium (27%). (1)

La croûte terrestre est pour l’essentiel constituée d’aluminium, d’oxygène et de silicone.

Mais l’aluminium est piégé. Il est présent dans les roches qui constituent le plateau continental de la planète comme le granite, le grès ou le schiste. Mais sous cette forme, il est très difficile à extraire et la concentration d’aluminium est faible.

Les industriels préfèrent le prélever à partir d’un minéral riche, très riche en aluminium : la bauxite. Ce minerai contient 30 à 60% d’aluminium selon les mines.

Mais si ce métal est piégé, ce n’est pas pour rien.

En effet, il ne présente aucune utilité pour les organismes vivants, pour lesquels il peut, par ailleurs, être très toxique.

C’est l’une des différences majeures entre l’aluminium et d’autres métaux qui sont toxiques en excès mais utiles, voire essentiel à doses adaptées. C’est le cas du cuivre, du fer ou du zinc par exemple.

Une industrie qui détruit des écosystèmes
C’est en France que le premier site industriel a été créé, en 1860, à Salindres dans le Gard où pendant 30 ans, il y eut la seule usine de production d’aluminium au monde. (2)

Aujourd’hui, les sites se trouvent plutôt en Australie, en Chine, au Brésil ou en Indonésie. La Guinée est, par ailleurs, le pays où se trouve les plus grandes réserves connues de bauxite dans le monde.

D’ici quelques années, ce pays où de grandes firmes de l’aluminium ont investi, devrait devenir l’un des plus grands producteurs du monde d’aluminium. (3)

Est-ce une bonne nouvelle pour ce pays ? A court terme peut-être. A plus long terme, cela reste à voir.

50% des sites se trouvent au milieu de la forêt tropicale. Le minerai y est quasiment à la surface de la terre. On défriche la forêt, on creuse la couche d’humus et on trouve la bauxite à quelques mètres de profondeur.

De vastes campagnes de déforestation sont entreprises pour assurer l’exploitation de la bauxite.

Cela a été le cas par exemple à Porto Trombetas au Brésil où se trouve l’une des plus grandes mines de bauxite au monde. (5)

Les groupes industriels qui exploitent ce site ont replanté des forêts en compensation des espaces déforestés. Mais la réplique humaine de la forêt tropicale est beaucoup moins riche en biodiversité.

Même lorsqu’ils sont de bonne foi et consciencieux, les industriels de l’aluminium causent un préjudice considérable aux écosystèmes sur lesquels ils installent leurs sites d’extraction : déforestation, poussières industrielles etc.

Et si la raffinerie se trouve dans les parages, c’est le pompon ! Je vais y venir.

Comment obtient-on de l’aluminium ?
Extraire la bauxite n’est que le début du processus. Il faut ensuite la raffiner pour obtenir l’aluminium. Aujourd’hui, la plupart des raffineries utilisent le procédé Bayer. (4)

L’opération se fait en plusieurs étapes. On concasse la bauxite, on la lave dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium) dans une température de 270 °C. On filtre.

On obtient alors une poudre blanche. C’est de l’hydroxyde d’aluminium. (Al(0H)3). C’est lui que l’on utilise comme adjuvant dans les vaccins, ingrédient dans les pâtisseries industrielles ou encore dans les déodorants, les cosmétiques et les médicaments.

La poudre blanche est chauffée à plus de 1000 °C dans un four à calcination. On obtient alors de l’oxyde d’aluminium, une autre poudre blanche, plus fine. On la fait fondre par électrolyse pour produire de l’alumine, transformée à son tour, en produits semi-finis : plaques, barres ou lingots d’aluminium. Ces derniers sont expédiés dans le monde entier vers des usines de transformation.

Le raffinage de la bauxite : une opération au coût sanitaire élevé
La soude caustique a permis de séparer l’hydroxyde d’aluminium des autres éléments contenus dans la bauxite, qui sont évacués sous la forme d’une boue rouge corrosive.

Cette boue contient :

Des oxydes de fer qui lui donnent sa couleur caractéristique,

Du mercure,

De l’arsenic,

D’autres métaux toxiques

Et évidemment les résidus de soude caustique…

La boue rouge est stockée dans des bassins prévus pour accueillir tous ces éléments. On laisse l’eau s’évaporer avant de dépolluer les sites et de les réaménager.

C’est en tout cas ce qui se passe lorsque tout est sous contrôle par le groupe industriel exploitant la raffinerie.

Ces boues sont dangereuses. Des « incidents » sanitaires ou écologiques peuvent arriver.

Ainsi en octobre 2010, près de la ville d’Ajka, en Hongrie, une série de villages proches d’un bassin de stockage d’une raffinerie de bauxite a été inondée par 700 000 m3 de boue rouge liquide et caustique. 9 personnes sont mortes. 120 personnes ont été gravement brûlées.

Pour tenter de comprendre la vision d’horreur qu’ont eu ces villageois, il faut se représenter une crue dévastatrice de boues rouges chargées de soude caustique. Ceux qui ont été emportés ont été noyés et brûlés en même temps. Ceux qui sont allés aider leur proches et ont mis les pieds dans l’eau ont été sévèrement brûlés aux jambes.

A ce moment-là, ils ont compris à quel point ces eaux étaient dangereuses. Mais personne ne les avait réellement mis en garde auparavant.

Vous me direz, qu’ils auraient pu s’en douter. Mais nous sommes tous pareils, nous ne nous inquiétons réellement des dangers qui nous entourent que lorsque nous en voyons directement les conséquences. Et la vigilance des villageois avait été endormie par les promesses d’emplois et d’amélioration économique liés à l’installation du site Industriel.

Une partie des villages a été rasée après l’inondation. Les populations ont été traumatisées.

Un procès est en cours pour évaluer les responsabilités politiques et juridiques dans la catastrophe. Une enquête de l’OMS est censée être en cours également pour évaluer les dégâts sanitaires chez les habitants.

Comme toujours, il est facile de constater les pertes immédiates mais comme pour l’événement de Camelford (eaux intoxiquées à l’aluminium), il faudra du temps pour évaluer l’étendue réelle des atteintes à la santé des personnes.

Au Brésil, la population de Barcarena où est raffinée la bauxite de Porto Trombetas paye au prix fort cette installation industrielle (5) :

De la poudre d’aluminium, portée par les vents contamine les fleuves d’eau douces, ce qui tue les poissons et rend malades les habitants des villages voisins. Les enfants ont la peau brûlée, les femmes font davantage de fausses couches, les cas de morts prématurées et inexpliquées augmentent.

Les salariés de la raffinerie développent des maladies chroniques parce qu’ils sont exposés à de nombreux produits chimiques, à commencer par la soude caustique. Ils ont des brûlures, des troubles du sommeil, des problèmes de peau…

Le site lui-même est pollué. L’énorme bassin de stockage des boues rouges demeure une menace permanente pour les habitants et les écosystèmes locaux.

En France, l’affaire des boues rouges rejetées dans les calanques, le fameux ensemble de criques naturelles qui jouxtent Marseille, a fait scandale.

Pendant des décennies les boues toxiques ont été acheminées dans la méditerranée via un canal. 30 millions de tonnes de déchets se sont accumulés dans le fond de la mer.

En 2016, les autorités ont réagi à la suite de différents reportages télévisés. Il existe désormais un bassin de stockage près de Gardanne qui recueille les produits toxiques.

Le problème n’est pas résolu pour autant : depuis que les populations savent que ces déchets sont dangereux, elles se méfient, d’autant qu’une partie des déchets continue à être déversée dans la mer. (6) (7) (8).

Une industrie cancérigène
A l’heure actuelle, les institutions scientifiques et les agences sanitaires ne se sont pas ou peu prononcés sur la toxicité de l’aluminium en tant que tel.

Le plus souvent ce sont des chercheurs indépendants comme le Pr Christopher Exley ou le Pr Romain Gherardi pour l’aluminium dans les vaccins (retrouvez la lettre sur le sujet ici).

En revanche, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé la production de l’aluminium comme cancérigène notamment pour les personnes qui travaillent sur les sites industriels.

Les scientifiques débattent encore pour savoir si l’usage au quotidien de l’aluminium et notamment dans l’alimentation a un effet sur la santé.

En attendant, il est certain que pour bénéficier de toitures en aluminium, d’enjoliveurs brillants et d’emballages pratiques pour les dosettes de café, nous sacrifions la santé d’une partie de la population mondiale.

Ce sacrifice est-il nécessaire ?

N’est-il pas temps que les pays où se trouvent ces sites fassent évaluer leur législation pour protéger leurs travailleurs (il n’y a aucun risque de délocalisation puisqu’ils la matière première qui intéresse les industriels se trouve chez eux) ?

En tout cas, en Europe, la question d’une législation sur l’utilisation de l’aluminium se pose d’une manière de plus en plus urgente comme vous le verrez dans ma prochaine lettre sur l’usage de l’aluminium au quotidien.

top