Qu’est-ce que la matrice d’aujourd’hui?

Qu’est-ce que la matrice d’aujourd’hui?

Comment fonctionne-t-elle concrètement?

Par Gwen CLAPPE

Ma famille m’a appris à me tenir bien en société et être bon élève à l’école pour faire des études plus tard, avoir un bon travail et « devenir quelqu’un »,
L’école m’a appris à rester assis sur une chaise en silence des milliers d’heures, apprendre, réciter et avoir des bonnes notes pour être diplômé,
Mon travail m’a appris à me satisfaire de ce que j’ai, car si ce n’est pas moi un autre travaillera, et que si je perds mon travail je risque de me retrouver à la rue.
Mes amis m’ont appris à être comme eux, écouter la même musique, avoir les mêmes activités, se vêtir à la mode, travailler pour gagner de l’argent, et dépenser pour passer des bons moments ensemble.. sinon je serai seul.

Quand je suis triste je suis dépressif,
Quand je suis en colère je suis hystérique,
Quand j’ai peur je suis anxieux,
Quand je suis joyeux je suis euphorique,
Heureusement je prends des médicaments contre tout ça.

Quand je suis stressé je me détends,
et pour me détendre je regarde la télé,
Je regarde les informations et ça me fait peur,
je regarde des divertissements pour me calmer, ah j’aimerai devenir riche pour me divertir au lieu de regarder des gens se divertir!
Je regarde des films et je réalise que j’ai une vie de merde,
Je regarde des publicités et je suis complexé sur mon corps, sur mon travail, sur ce que j’ai, sur ma famille, mes amis, et ma vie : demain j’irai faire du shopping.

Dans l’administration je suis un numéro ou un code de référence,
à la Sécu, à Pôle Emploi, à la Caf, et même sur mes papiers d’identité,
Au travail je suis un bureau, une tâche à accomplir, une fonction dont on a besoin, je dois être flexible et rentable, performant et productif.
Dans les magasins j’ai des cartes de réduction, pour les loisirs j’ai des abonnements, et pour me déplacer j’ai des cartes : cartes de retrait, cartes de crédit, cartes de bus, cartes SIM pour le téléphone, on ne sait jamais.

Je m’intéresse à la psychologie,
mon psychologue dit que tout est la faute de mes parents,
ma famille dit que c’est la faute des étrangers,
mes amis disent que c’est la fautes des politiques et des puissants,
les médias disent que c’est la faute de la crise.

Quand je réussis ma vie c’est grâce à mes études,
Quand je rate ma vie c’est la faute de mon éducation,
Quand un homme me fait mal c’est un pervers narcissique,
Quand une femme me fait mal c’est une relation toxique,
Alors je m’intéresse à la spiritualité et c’est fantastique : ma thérapeute m’a appris que « tout est parfait ».

Tout est parfait alors je continue à mal manger,
Tout est parfait alors c’est toujours la faute des autres,
Tout est parfait car c’est le destin, le Karma, ce que mon inconscient à choisi,
Tout est parfait alors je n’ai aucune raison de me remettre en question.

De toute façon quand je me remets en question je suis bipolaire,
et quand je me parle à moi-même je suis schizophrène.
Je me lève, je travaille, je consomme, je sors, je regarde la télé.
Je rêve de partir en vacances, New York ou Los Angeles, Miami ou Ibiza… ça a l’air génial !
Je dois bosser, économiser, rembourser mes dettes, penser à ma retraite et payer mes assurances. J’espère trouver l’amour, quelqu’un qui partage mes objectifs et rêves, avec qui avoir des enfants qui à leur tour deviendront « quelqu’un ».

Parfois quand je suis content « d’être devenu quelqu’un »,
je me demande si quelqu’un c’est moi.
Mais bon… je suis différent des autres et nous sommes tous uniques,
et finalement j’aime ma vie, même si elle n’est pas parfaite.
Oups pardon, tout est parfait.

NB : Le remède à tout cela? La conscience. Je suis thérapeute, j’enseigne la santé holistique et la guidance spirituelle. Mais c’est vrai que dans certaines « sphères » l’argent et publicité sont tabous. Les pensées et dogmes ont la vie dure, difficile de distinguer ce que la matrice veut que nous pensions de chaque chose, de notre souhait de voir tout le monde heureux  🙂
Si l’argent et la publicité me dérangent est-ce la faute de la matrice, de mes blessures ou car je pense détenir la vérité? Dans tous les cas c’est à creuser  😉
COMMENT NOUS NOUS NOURRISSONS LES UNS DES AUTRES?
COMMENT SORTIR DE CETTE DÉPENDANCE?

En introduction je tiens à préciser et insister sur le fait que ce texte n’a pas pour but de nourrir la dualité « bien / mal » ou « lumière / obscurité », n’étant pas un moyen de dénoncer, faire culpabiliser, mettre en avant ou faire briller certaines personnes ou certains comportements ; mais bien au contraire de réaliser que nos comportements « bons ou mauvais » ont la même essence.

– Tout est énergie – nous le savons tous à présent, la matière étant de la lumière, des vibrations, des ondes et de sons ralentis, aussi ma vision de l’humanité se porte sur l’au-delà des apparences, des jeux de rôles et jeux de pouvoirs.
Depuis l’enfance nous sommes conditionnés par les sphères familiales, éducatives, scolaires, sociétales et temporelles, la notion de bien et de mal étant influencée par la civilisation dans laquelle nous évoluons, ses croyances, dogmes et patrimoines transgénérationnels, l’âme s’incarne par choix de Vie dans un environnement propice à son accomplissement.
Ainsi l’enfant apprends l’Amour… à donner et recevoir par tous les moyens, Amour étant le carburant de notre véhicule terrestre, notre corps physique.
Ces choix d’incarnation bien sûr sont les parents, leurs origines et traditions, religions et spiritualités, habitudes et mœurs, que l’être de lumière doit transcender pour avancer librement et apprendre à en tirer enseignement continu.
Nous avons tous appris à être dur ou sensible, fort ou faible, victime ou bourreau, intelligent ou bête, colérique ou dépressif…. car soit, nos vies nous ont façonnés à devenir ce « nous-mêmes » que nous pensons Etre, mais aussi car nous nous sommes soumis à cette logique, sans réaliser que nous étions maîtres des enseignements de la vie.
Nous sommes tous complémentaires et interdépendants les uns les autres dans la mesure où nos besoins d’amour se traduisent et s’expriment à travers ces dépendances, émotionnelles, psychologiques ou physiologiques.
Certains se réfugient dans la nourriture, d’autres dans le besoin de faire mal, d’autres encore de faire plaisir, de fumer ou boire, d’être performant professionnellement ou d’être une bonne mère ou un bon père, un ami exemplaire qui donne l’amour qu’il n’a pas reçu en famille… finalement nous passons notre temps à compléter l’amour que nous méritions d’une manière erronée et limitée, que rien ne pourra guérir sauf la prise de conscience et la guérison de ce manque affectif.
« Manque affectif » c’est lâché et posé car nous l’avons tous, dans cette humanité ou depuis des siècles nous apprenons à nous concurrencer, à nous à jalouser, à nous combattre… au lieu de nous admirer, nous encourager et nous aimer.
Nous ne supportons pas que quelqu’un soit plus beau, plus fort, plus connu, plus riche, plus aimé… car tout est de L’amour que nous assimilons à tort par ce besoin d’être meilleur…
Alors nous aidons volontiers les personnes qui « en ont besoin », aider les plus démunis, soigner les plus malades, compatir pour les moins favoriser par la Vie… mais aider quelqu’un qui n’a pas l’air d’en avoir besoin? Jamais!
Sauf que notre perception des besoins se base quasiment exclusivement sur notre vécu, nos manques, nos blessures, et notre échelle de valeur égotique.

Nous nous nourrissons les uns des autres car nous attirons ce que nous vibrons, le pauvre enfant attire le bon parent, l’insécurité financière attire le décomplexé financier, la maladie attire l’infirmier(e)… et cela créé des relations humaines vouées à l’échec, car inconsciemment nous n’aimons pas les autres pour ce qu’ils sont mais ce qu’ils nous procurent.
Tu souffres d’être trop gentil et de vivre au milieu des profiteurs? D’être trop généreux et vivre au milieu des gens qui n’ont pas un rond? D’être trop ouvert sexuellement et de te retrouvé embarqué dans des vices sans limites? Et s’il y avait une logique à tout ça et qu’au lieu de jeter la pierre nous nous remettions en question?
L’Humanité est une boîte de Lego dans laquelle toutes les énergies s’embriquent à la perfection.
Le psychopathe rencontre des victimes et le dictateur trouve un peuple soumis. Le guérisseur rencontre des malades et le gourou trouve des disciples.

Même à l’échelle de l’Humanité cela existe… loi de l’offre et de la demande au niveau économique, des pays riches et des pays pauvres, des pays de frustrations et des pays de mœurs libérés, des pays guerriers et des pays pacifiques…
Aucune civilisation pacifique n’a régné, ni écrasé ou envahi le monde….

Comment sortir de cette dépendance?
Se guérir soi-même, nous sommes tous nos propres guérisseurs et si nous avons perdu notre essence et notre guidance spirituelle souveraine, cela s’apprend, se ré-apprend… ou se dés-apprend.
Nos manques affectifs peuvent être soignés, guéris, ou aimés par nous-mêmes.
Je prends conscience avec le temps que personne ne m’aimera autant que je n’ai besoin à part moi-même.
Ce n’est pas une femme, des enfants, un succès professionnel ou financier qui comblera mes manques. C’est un pouvoir qui m’appartient, et qui nous appartient à chacun.
Plus de lutte, de combat, de concurrence… de comparaison. Si tu es plus beau, plus grand, plus intelligent, plus riche ou plus célèbre alors WOW… je suis heureux pour toi! Quelle chance et quel bonheur tu as et j’espère que tu les savoures!
Si j’ai des qualités que tu n’as pas ce n’est pas grave, nous sommes tous uniques et je ne jouerai pas de fausse humilité et toi de fausse bienveillance… Mon Dieu nous sommes complémentaires…

Le Salut viendra de l’intérieur, de soi, de chacun d’entre nous… aimons et aidons le psychopathe ou le dictateur en puissance à s’aimer et à se valoriser non à travers le mal qu’il peut faire à autrui mais par son besoin de se (re)trouver seul.

Je crois que l’amour et la paix consiste à trouver ces besoins et les nourrir de soi à soi-mêmes avant de les répandre. La solitude est parfois nécessaire et magnifique, avant de partager le trésor que nous trouvons à l’intérieur. Le don de soi est une vertu lorsque nous nous donnons à nous-mêmes.
Le monde sera beau quand chacun se trouvera beau, sage quand notre sagesse nous illuminera avant de chercher à briller devant les autres.
Apprenons chaque jour que Dieu fait à faire grandir notre flamme du cœur pour réchauffer et permettre à autrui de briller à son tour.
Explorons notre obscurité la plus profonde pour comprendre et conscientiser celle des autres.

Quand je m’aime, je nous aime, et nous sommes UN,
Quand je vais mal, je n’aime rien et ne trouve pas ma place ici.
Nous sommes co-créateurs, co-résponsables et co-animateurs de notre réalité.
Nous sommes 7 milliards de moteurs dont la majorité s’ignore et attend le Messie ou les guides.
Le potentiel de l’Humanité s’exprimera lorsque chacun prendra conscience de sa richesse intérieure.
Conscience collective? Éveil des consciences? Transition planétaire? Ils n’existeront que lorsque les individus chercherons égoïstement en eux et trouverons une réponse humaniste et interconnectée.

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