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Résumé du livre "TOXIC" de Willam Reymond
L’auteur a déjà écrit un livre qui enquête sur Coca-Cola et en révèle les dessous !
Dans ce livre il montre que « l’obésité est la clef de voûte de toutes les priorités sanitaires. Elle est la plus importante source de maladies chroniques dans le monde (professeur Ian Catterson). Si les victimes de la faim sont plus de 800 millions, celles de la malbouffe dépassent le milliard. Et, dans ce chiffre record, 300 millions sont obèses. Il s’agit d’une pandémie aussi grave que la peste du moyen-âge. Aux États-Unis, l’obésité coûte plus de 45 milliards de dollars de frais médicaux. Ceci fit dire au Surgeon General (Ministre de la Santé des États-Unis) : « Cette vérité-là nous menace tout autant que le danger terroriste que nous connaissons aujourd’hui…L’obésité est une attaque terroriste nous dévastant de l’intérieur »
L’obésité favorise l’hypertension, la présence de graisses dans le sang et le cholestérol. En 2005 plus d’un américain sur quatre souffrait de complications cardiaques, ce qui, en millions, représente presque la population de la France. Toutes les 35 secondes un habitant des Etats-Unis meurt d’une complication cardiaque. Et 2740 personnes subissent chaque jour un pontage coronarien. ce qui rajoute 15,6 milliards de dollars à la facture des frais de santé supportée par ce pays.
Par ailleurs, sachant que 60 % des cancers sont liés à un mode de vie malsain, l’obésité est un facteur très important de maladies, mais comme sauver des vies en insistant sur la nécessité de changer ses habitudes alimentaires ne rapporte rien. Le nombre de sacrifiés sur l’autel du cancer ne cesse d’augmenter. Depuis 1973, le nombre de cas de cancers a augmenté de plus de 40 %.
L’auteur montre comment l’industrie alimentaire est responsable de la production d’aliments toxiques. Les sirops de fructose-glucose faits à partir du maïs qui ont remplacé le sucre de canne ou de betterave dans les boissons gazeuses on entraîné une augmentation énorme de la quantité de sucre absorbé par les américains ce qui est une des causes principales de l’augmentation hallucinante des cas de diabète dans toutes les catégories d’âge de la population.
Aux Etats-Unis, c’est 60 millions de vaches, 100 millions de porcs, 300 millions de dindes et 7,5 milliards de poulets qui sont consommés chaque année. La « civilisation du bœuf » cause des dégâts écologiques gravissimes. La description par l’auteur des « lagons », ces sortes de lacs qui retiennent les déchets de animaux d’élevage fait frémir comme le montre aussi le film « Fast food nation ». Les conditions de vie de ces animaux dans les « camps de concentration » qu’on appelle pudiquement « élevages industriels » est digne d’un film d’horreur.
Les cochons se mangent entre eux ? Arrachons-leur les dents ! Les poules de picorent ? Coupons-leur le bec ! Pour que ces animaux survivent on les bourre d’hormones de croissance et d’antibiotiques qui vont empoisonner les aliments d’une manière dramatique. En 2000, les Américains utilisèrent 1,3 tonnes d’antibiotiques pour se soigner. La même année, leur bétail en absorbait 141 millions de tonnes, dans un cadre non vétérinaire donc hors du traitement de maladies !
Les pesticides font aussi des ravages. Chaque enfant consomme ; par année, plus de 2900 résidus toxiques de pesticides utilisés dans l’agriculture moderne ! Chaque année, plus de 25.000 américains meurent de cancers dus aux pesticides, En fait, les pesticides bénéficient d’une mesure incroyable : l’autorisation de mise sur le marché des produits commercialisés avant que les recherches scientifiques aient fait la preuve de leur dangerosité !
On estime que plus de 100.000 américains meurent chaque année à cause des graisses hydrogénées (les acides gras trans) qu’on trouve dans beaucoup d’aliments industriels, ce qui représente plus d’un million de personnes dans les douze dernières années. Comme le dit William Reymond : « Bien plus que ce qu’Oussama Ben Laden ne fera jamais ». Comme le dit avec humour (un humour noir) William Reymond : « L’argent constitue le nerf de la guerre. Et le sale petit secret que l’industrie agroalimentaire ne veut pas partager est que les huiles partiellement hydrogénées permettent de faire des économies. En 2006 Mac Donald gérait plus de 31.000 restaurants. Les graisses hydrogénées assurent une économie de 19.000 dollars par établissement soit 589 millions de dollars annuels. Alors, la santé des consommateurs … »
Chengsheng Lu, un chercheur de Seattle s’aperçut que les enfants nourris avec des aliments biologique ne gardaient pas dans leur corps les résidus de pesticides organochlorés que l’on trouvait chez tous les autres enfants. Reymond affirme : « Alors que d’Al Gore à Nicolas Hulot on évoque surtout les pollutions de l’environnement, ce scientifique sérieux atteste que le plus grand péril se niche dans nos assiettes ». Mais qui connaît ces travaux ?
L’auteur affirme: « L’industrie agroalimentaire n’est pas seulement coupable d’avoir travesti la nature de notre nourriture. D’y avoir introduit le sirop de fructose-glucose, les additifs, les conservateurs, les résidus chimiques et les acides gras trans. Non, dans cette course au profit certaines sociétés ou tout simplement tenté de s’emparer de l’âme d’une génération. Ces mots sont à la hauteur de ma colère. Pas uniquement celle de l’auteur, celle d’un père aussi. Qui chaque jour tente de contrebalancer un pouvoir qui nous dépasse. »Et il conclut ; » Demain, parce qu’il y va de notre survie, nous reprendrons le contrôle de nos assiettes. Demain, parce qu’il est question de l’avenir de nos enfants, nous quitterons les frontières nauséabondes de cet univers toxique. Tout cela est encore possible. Vous en avez le pouvoir. La preuve ? Après des années de dérive, je venais de la faire. J’avais trente-cinq ans et, pour la seconde fois, je venais de naître. »
TOXIC FOOD de William REYMOND
Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe.
Après l’immense succès de Toxic Food qui dévoilait les causes de la crise mondiale d’obésité, William Reymond pousse plus loin sa plongée dans les eaux troubles et inexplorées des conséquences de l’alimentation industrielle sur la santé. L’industrie agroalimentaire, pour augmenter ses profits, a modifié la nature de nos aliments sans tenir compte des effets nocifs de ses produits sur notre santé. Le bilan est terrifiant.
Extraits : L’histoire d’Anthony Sciafani: Par inadvertance, ce scientifique avait laissé tomber une poignée de Fruit Loops (des bonbons aux céréales sucrées) dans la cage d’un rongeur qu’il observait. Le rat s’était précipité sur la céréale colorée fortement sucrée et l’avait dévorée immédiatement.
La rapidité du mammifère ayant étonné Sciafani. Les rats sont des animaux prudents et c’était la première fois qu’il en voyait un s’avancer vers la lumière sans prendre le temps de vérifier si les lieux étaient sûrs. Sciafani décida de reproduire l’expérience de manière plus scientifique et à plus grande échelle. Et, cette fois, sur des rats nourris régulièrement de Fruit Loops pour simuler un comportement de dépendance.
Les résultats l’étonnèrent alors que les rats vivaient à l’abri, il suffisait qu’il dispose quelques céréales en pleine lumière pour que les rongeurs se précipitent vers elles!
Le plus étrange, c’est que cette expérience ne fonctionnait pas avec la nourriture habituellement donnée aux rongeurs. Comme si quelque chose dans les céréales déclenchait cet appétit subit. Quelque chose de suffisamment puissant pour déprogrammer le code de survie inscrit depuis toujours dans l’ADN de l’animal!
Restait une ultime étape nourrir les rats avec d’autres aliments appartenant à ce que Sclafani nommait alors le «régime supermarché», c’est-à-dire des produits de l’industrie agroalimentaire.
De la charcuterie industrielle aux biscuits, le résultat fut le même. Ignorant les risques et leur instinct les rats se précipitaient sans hésiter sur cette nourriture, NOTRE nourriture ! Alors que le poids du rongeur s’autorégule à hauteur de ses besoins et de sa dépense en calories, la toxic food détruisait ce garde-fou. Non seulement les rats de Sclafani devenaient obèses mais, de plus, ne pouvant s’arrêter de consommer, ils mangeaient à en crever!
Les expériences d’Anthony Sciafani peuvent être qualifiées de preuves de laboratoires, mais certaines données instructives, elles, sont bien palpables.
En 1978, aux Etats-Unis, l’industrie de ce que l’on peut appeler «l'additif alimentaire» pesait 1,3 milliard de dollars. Trente ans plus tard, alors que la toxic food a terminé de coloniser nos assiettes, cette activité, en dollars constants, dépasse les six milliards de dollars.
Une explosion — comme celle de l’obésité, des cancers, des maladies cardio-vasculaires et neurologiques — spectaculaire. Unique aussi. Aucun secteur industriel existant à la fin des années 1970 et toujours présent aujourd’hui n’a connu un tel bond. Une croissance continuelle qui ne montre pas le moindre signe de ralentissement.
Ma deuxième interrogation trouvera, chez la plupart d’entre vous, des échos familiers. Elle touche directement à notre capacité, une fois informés des périls, à ne plus avaler — gober, serais-je tenté d’écrire — les produits de la nouvelle malbouffe.
A plusieurs reprises dans ce livre, j’ai établi le parallèle entre les industriels du tabac et ceux de la toxic food. Je vais donc y recourir une fois encore.
Au cours des années 1980, lorsque, enfin, les cigarettiers ont dû rendre des comptes à la justice, nous avons découvert ce que de nombreux scientifiques avançaient depuis longtemps sans recevoir d’écho. Parmi les substances mélangées au tabac, certaines étaient choisies pour leurs capacités à susciter un état de manque. En clair, comme n’importe quelle drogue, la cigarette était source d’accoutumance et en décrocher se révélait difficile.
Alors, disons les choses clairement: la nourriture industrielle est la cigarette du XXIe siècle.
Si nous mangeons trop et mal, si, malgré la culpabilité et nos connaissances, nous éprouvons tant de difficultés à nous nourrir autrement, c’est parce que certains ingrédients contenus dans la mal- bouffe jouent le même rôle que ceux autrefois mixés au tabac: nous rendre accro.
Nous savons comment l’obésité augmente les risques de maladies cardiaques, de certains cancers et d’attaques. Nous savons également que l’obésité est un symptôme précurseur essentiel du diabète. Année après année, statistique après statique. le CDC et les services sociaux des cinquante Etats dessinent l’image d’une Amérique au bord de l’explosion pondérale. Le véritable choc réside dans l’annonce des conséquences économiques de la pandémie : « Le coût de l’obésité pour notre système de santé s’élève annuellement à 147 milliards de dollars. Un chjffre qui a presque doublé depuis le calcul du CDC en 1998. Afin de le mettre en perspective, l’American Cancer Society estime que le coût annuel de l’ensemble des cancers s’élève à 93 milliards de dollars. Ainsi, mettre fin à l’obésité ferait économiser à notre système de santé cinquante fois plus que de soigner le cancer
Depuis vingt ans, dans un formidable tour de passe-passe, l’industrie alimentaire vend plus cher des produits sans grande valeur nutritionnelle auxquels elle a ajouté des vitamines, des fibres et des minéraux!
Passons sur l’illogisme qui consiste à enrichir un aliment après l’avoir appauvri, évacuons les vertus affichées en lettres criardes sur les emballages, bien exagérées compte tenu des faibles quantités ajoutées, pour asséner une vérité : ces aliments modifiés n’auront jamais les mêmes vertus qu’un produit frais.
Étude après étude, il est en effet confirmé que les vitamines mises au point par l’industrie pharmaceutique et utilisées dans l’alimentation n’ont pas les mêmes propriétés que celles d’un légume ou d’un fruit. Le miracle des effets bénéfiques de l’alimentation sur la santé réside au coeur même de la biologie de l’aliment. Pour susciter un impact positif sur l’organisme, l’ingrédient a besoin de cohabiter et interagir avec d’autres nutriments. Isolée, une vitamine n’aura donc pas le même «pouvoir» que celle contenue dans un produit frais •
Dès lors — et afin d’appliquer le précepte d’Hippocrate recommandant d’utiliser l’alimentation comme premier recours contre les maladies —, la solution paraît simple : modifier nos sources de vitamines et de fibres pour préférer des aliments non transformés, naturels et provenant de cultures biologiques.
Troubles de la mémoire, intelligence déficiente, maladies d’Alzheimer Parkinson, le nombre de dangers encourus par les
cerveaux à cause des ingrédients de la nouvelle mal- bouffe est effrayant. Si on y ajoute l’augmentation constante — depuis le milieu des années 1980 — des maladies du trouble du comportement chez les enfants, le «bilan cérébral» négatif de la toxic food s’avère donc à la hauteur de notre défaite : colossal.
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DEUX LIVRES IMPORTANTS POUR COMPRENDRE LES ENJEUX ACTUELS : John Perkins LES CONFESSIONS D’UN ASSASSIN FINANCIER Ce livre est devenu un extraordinaire best-seller aux Etats-Unis et dans le monde. Extraits : J’étais devenu un soldat professionnel. Cette admission me permit de mieux comprendre par quel processus on en vient à commettre des crimes et à construire des empires. Je comprenais maintenant pourquoi tant de gens avaient commis des actes atroces. Par exemple, comment de bons Iraniens aimant leur famille avaient pu travailler pour la brutale police secrète du shah; comment de bons Allemands avaient pu suivre les ordres de Hitler ; comment de bons Américains ou de bonnes Américaines avaient pu bombarder Panama. En tant qu’assassin financier, je n’ai jamais reçu un sou directement d’aucune agence gouvernementale. Mon salaire était payé par MAIN. J’étais un simple particulier à l’emploi d’une compagnie privée. Le comprendre m’aida à mieux saisir le rôle nouveau du cadre commercial comme assassin financier. Une nouvelle catégorie de soldats émergeait sur la scène mondiale et ces gens étaient désensibilisés à leurs propres actions. J’écrivis ceci : « Aujourd’hui, des hommes et des femmes vont en Thaïlande, aux Philippines, au Botswana, en Bolivie et dans tout autre pays où ils espèrent trouver des gens ayant désespérément besoin de travail. Ils se rendent dans ces lieux avec le but précis d’exploiter des misérables : des gens dont les enfants sont mal nourris, des gens qui vivent dans des bidonvilles et qui ont perdu tout espoir d’améliorer leur sort, des gens qui ne rêvent même plus au lendemain. Ces hommes et ces femmes quittent leurs luxueux bureaux de Manhattan ou de San Francisco ou de Chicago, traversent les océans et les continents dans de somptueux avions de ligne, logent dans des hôtels de première classe et mangent dans les meilleurs restaurants de l’endroit. Ils partent ensuite à la recherche des désespérés. Il y a encore des marchands d’esclaves. Ils n’ont plus besoin toutefois d’aller chercher dans les forêts d’Afrique les meilleurs spécimens qui leur rapporteront le plus aux enchères à Charleston, à Carthagène ou à La Havane. Il leur suffit de recruter des désespérés et de construire une manufacture pour fabriquer des blousons, des jeans, des tennis, des pièces d’automobile, des composantes d’ordinateur et des milliers d’autres articles qu’ils vendront sur les marchés de leur choix. Ou ils peuvent même, au lieu d’être propriétaires de la manufacture, engager un homme d’affaires local pour qu’il fasse tout le sale boulot à leur place. Ces hommes et ces femmes se croient honnêtes. Ils reviennent chez eux avec des photographies de sites pittoresques ou de ruines antiques, qu’ils montrent à leurs enfants. Ils assistent à des séminaires où ils se congratulent et échangent des conseils sur la façon de s’adapter aux coutumes excentriques des pays lointains. Leurs patrons engagent des avocats pour se faire assurer qu’ils ne font rien d’illégal. Ils disposent d’une équipe de psychothérapeutes et d’autres experts en ressources humaines pour se faire convaincre qu’ils ne font qu’aider ces désespérés. L’ancien marchand d’esclaves croyait avoir affaire à une espèce sous-humaine à qui il offrait l’occasion de se faire christianiser. Il croyait aussi que les esclaves étaient essentiels à la survie de sa propre société, qu’ils constituaient la base même de son économie. Le marchand (ou la marchande) d’esclaves moderne se convainc qu’il vaut mieux, pour les désespérés, gagner un dollar par jour plutôt que rien du tout, et qu’ils ont ainsi l’occasion de s’intégrer dans la communauté mondiale. Il ou elle croit aussi que ces désespérés sont essentiels à la survie de sa compagnie, qu’ils constituent la base même de son style de vie. Il ou elle ne songe jamais aux conséquences qu’ont sur le monde ce style de vie et le système économique qui le soutient, ni à leurs effets ultimes sur l’avenir de ses enfants. » Dans presque chaque culture que je connais, des prophéties mentionnent que nous sommes entrés dans une ère de transition importante à la fin des années 90. Tant dans les monastères himalayens que sur les sites sacrés d’Indonésie ou dans les réserves amérindiennes d’Amérique du Nord, et tant dans les profondeurs de l’Amazonie qu’au sommet des Andes ou dans les anciennes cités mayas d’Amérique centrale, j’ai entendu dire que notre époque constitue un moment particulier de l’histoire humaine et que chacun d’entre nous y est né parce qu’il a une mission à accomplir. Les noms de ces prophéties et leur formulation diffèrent légèrement. Certaines parlent d’un nouvel âge, et d’autres, du troisième millénaire, de l’ère du Verseau, du début du Cinquième Soleil ou de la fin des anciens calendriers et du commencement des nouveaux. Malgré leur terminologie variée, cependant, elles ont beaucoup en commun, et la prophétie de l’Aigle et du Condor est typique. Elle raconte qu’au début des temps les sociétés humaines se divisèrent en deux groupes: celui du Condor (représentant le coeur, intuitif et mystique) et celui de l’Aigle (représentant le cerveau, rationnel et matériel). Dans les années 1490, selon la prophétie, les deux voies convergeraient et l’Aigle conduirait le Condor au bord de l’extinction. Puis, cinq siècles plus tard, dans les années 1990, débuterait une nouvelle ère où l’Aigle et le Condor auraient la possibilité de s’unir et de voler ensemble dans un même ciel, en suivant la même voie. S’ils saisissaient cette possibilité, ils créeraient une progéniture remarquable, différente de tout ce que l’on a connu auparavant. La prophétie de l’Aigle et du Condor peut être comprise de plusieurs façons. L’interprétation la plus courante est celle-ci : elle prédit le partage du savoir indigène avec les technologies scientifiques, l’équilibrage du yin et du yang, et l’union des cultures du Nord et du Sud. Cependant, son message le plus important concerne la conscience; il dit que nous sommes entrés dans une ère où nous pouvons bénéficier de diverses visions de nous-mêmes et du monde, et les utiliser comme moyens d’atteindre un plus haut niveau de conscience. Comme êtres humains, nous pouvons réellement nous éveiller et évoluer vers une espèce plus consciente. En dernière analyse, l’empire global dépend largement du fait que le dollar est la principale monnaie internationale et que ce sont les États-Unis qui en impriment. Ainsi, nous prêtons de l’argent à des pays comme l’Équateur tout en sachant très bien qu’ils ne pourront jamais le rembourser. En fait, nous ne voulons pas qu’ils paient leur dette, puisque c’est ce non-paiement qui nous procure une influence sur eux. Dans des conditions normales, nous risquerions de finir par épuiser nos propres fonds, car aucun créancier ne peut se permettre d’avoir trop de débiteurs qui ne le remboursent pas. Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales. Les États-Unis impriment de l’argent qui n’est pas soutenu par des réserves d’or. En fait, cet argent n’est pas soutenu par autre chose que la confiance internationale en notre économie et en notre capacité de rassembler les forces et les ressources de l’empire que nous avons créé pour nous appuyer. La capacité d’imprimer des dollars nous procure un immense pouvoir. Entre autres, nous pouvons continuer à octroyer des prêts qui ne seront jamais remboursés et donc accumuler nous-mêmes d’énormes dettes. Au début de 2003, la dette nationale des États-Unis excédait six trillions de dollars, et l’on prévoyait qu’elle atteindrait sept trillions avant la fin de l’année, ce qui fait approximativement 24000 $ par citoyen. Une grande partie de cette dette a été contractée envers des pays asiatiques, particulièrement le Japon et la Chine, qui achètent des titres d’État du gouvernement américain (essentiellement des reconnaissances de dettes) avec des fonds accumulés grâce à la vente de biens de consommation—appareils électroniques, ordinateurs automobiles, appareils électroménagers, vêtements — aux États-Unis et sur le marché mondial. Tant que le monde acceptera le dollar comme monnaie internationale, cette dette excessive ne posera aucun problème sérieux à la corporatocratie. Toutefois, si jamais une autre monnaie venait remplacer le dollar et que certains créanciers des États-Unis (le Japon ou la Chine, par exemple) décidaient de réclamer leur dû, la situation changerait dramatiquement. Les États-Unis se trouveraient soudain dans une situation très précaire. La véritable histoire de l’empire moderne, cette corporatocratie qui exploite les désespérés et accomplit le pillage de ressources le plus brutal, le plus égoiste et finalement le plus autodestructeur de toute l’histoire du monde a tout à voir avec nous-mêmes. Et cela explique évidemment pourquoi nous avons autant de difficulté à l’écouter, cette véritable histoire. Nous préférons croire au mythe selon lequel la société humaine, après des milliers d’années d’évolution, a finalement créé un système économique idéal, plutôt que de reconnaître qu’il s’agit simplement d’une idée fausse érigée en parole d’évangile. Nous nous sommes convaincus que toute croissance économique bénéficiait à l’humanité et que plus cette croissance était importante, plus les bénéfices en étaient répandus. Finalement, nous nous sommes persuadés que le corollaire de cette idée était valide et moralement juste, soit que les gens qui excellent à stimuler la croissance économique doivent être félicités et récompensés, alors que ceux qui sont nés en marge de l’opulence sont disponibles pour l’exploitation. On utilise cette idée et son corollaire pour justifier toutes les pirateries; on accorde des permis pour voler, violer et tuer des innocents en Iran, au Panama, en Colombie, en Irak et ailleurs. Les assassins financiers, les chacals et les armées vont prospérer tant que leurs activités sembleront générer une croissance économique, ce qui est presque toujours démontrable. Grâce aux sciences (biaisées) de la prévision, de l’économétrie et de la statistique, les données reflètent une énorme poussée de croissance économique lorsque l’on bombarde une ville et qu’on la reconstruit ensuite. Le second livre de John Perkins est un livre aussi important que le premier ! L’HISTOIRE SECRETE DE L’EMPIRE AMERICAIN, Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l’échelle globale Il montre notamment que : -Plus de la moitié de la population mondiale survit avec moins de 2 $ américains par jour, ce qui représente pour ces gens le même revenu qu’ils avaient il y a 30 ans. -Plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès aux services de base comme l’électricité, l’eau pure, les sanitaires, les titres fonciers, le téléphone, la police et les pompiers. -Le taux d’échec de tous les programmes subventionnés par la Banque mondiale s’élève entre 55 et 60% (selon ce qu’avance une étude réalisée par le joint Economic Committee of US Congress). Le coût du remboursement de la dette du Tiers-Monde est plus grand que toutes les dépenses du Tiers-Monde pour la santé ou l’éducation, et presque deux fois plus grand que les montants que ces pays reçoivent chaque année en aide. Malgré l’actuelle et feinte décision d’effacer cette dette du Tiers-Monde, celle-ci augmente chaque année et approche les trois milliards de millions de dollars. Ce chiffre record n’est pas encourageant. Pendant les pourparlers de 1996 sur l’effacement de la dette, les pays du G7, le FMI et la Banque mondiale ont annoncé une annulation de la dette à concurrence de 80 % pour les pays pauvres fortement endettés. Mais entre 1996 et 1999, les remboursements du montant total de la dette de ces pays ont augmenté de 25 %, passant de 8 860 millions à 11 440 millions de dollars. Un surplus commercial de 1 milliard de dollars en faveur des pays en développement dans les années 1970 s’est transformé en un déficit de 11 milliards de dollars au début du nouveau millénaire, et ce déficit continue d’augmenter. -Dans de nombreux pays, c’est 1 % des familles qui détiennent maintenant 90 % de toutes les richesses privées. -Les firmes transnationales ont pris le contrôle de la majeure partie de la production et du commerce des pays en voie de développement. Par exemple, 40 % de tout le café est commercialisé par seulement 4 compagnies et 30 chaînes de supermarchés effectuent un tiers de toutes les ventes mondiales de denrées comestibles. Une poignée de compagnies de pétrole et d’autres matières premières intéressantes contrôlent non seulement le marché, mais aussi les gouvernements des pays qui possèdent ces ressources. -L’avidité des grosses compagnies a été soulignée lorsque ExxonMobil annonça un profit brisant tous les records au premier trimestre 2006: 10,4 milliards de dollars. C’est le second plus gros profit jamais divulgué par une compagnie américaine, le premier étant le record d’Exxon au premier trjmestre 2005 avec des profits de 10,7 milliards de dollars. Et c’est pendant ces deux années que la hausse des prix du pétrole a causé tant de souffrance chez les gens pauvres. -La totalité des impôts payés par les compagnies américaines représente actuellement moins de 10 %, alors qu’elle était de 21 % en 2001 et de plus de 50% pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un tiers des plus grosses et des plus rentables des entreprises américaines n’ont payé aucun impôt à tout le moins au cours d’une des trois années du nouveau millénaire. En 2002, les entreprises ont comptabilisé 149 milliards de dollars dans des paradis fiscaux comme l’Irlande, les Bermudes, le Luxembourg et Singapour. -Des 100 plus grosses entreprises dans le monde, 51 sont des multinationales et 47 d’entre elles sont basées aux Etats-Unis. -Au moins 34000 enfants âgés de moins de cinq ans meurent chaque jour de faim ou de maladies que l’on peut prévenir. -Les États-Unis et nombre de pays que Washington qualifie de démocratiques présentent les caractéristiques non démocratiques suivantes : les médias sont manipulés par les grosses multinationales et le gouvernement, les politiciens mangent dans la main des richissimes donateurs aux fins des campagnes électorales et les politiques faites derrière des portes closes font en sorte que les électeurs ne soient pas au courant des problèmes clés. Il y écrit dans sa conclusion : « Nous possédons toutes les ressources dont nous avons besoin pour faire de cette planète un lieu stable, durable et paisible. C’est la corporatocratie elle-même qui nous les a fournis. Nous pouvons empêcher les enfants de mourir de faim et de maladie, procurer à tous les services de base, diminuer le fossé entre les pauvres et les riches, et nous pouvons nous assurer que les grandes sociétés paient leur juste part aux collectivités où se déroulent leurs activités. Mais le secret est le suivant : vous devez vous tenir debout et faire quelque chose! En plus de s’appuyer sur la supercherie et le secret, la corporatocratie prospère grâce à la léthargie. Elle compte sur nous pour rester passifs, pour accepter ses publicités comme si c’était parole d’évangile, pour acheter de façon inconsciente et permettre de continuer à détruire notre planète. Ceci doit cesser. Chacun d’entre nous doit se secouer et se réveiller. Passer à l’action est la seule façon de nous assurer que nos enfants et nos petits-enfants hériteront d’un monde qui n’est pas déchiré par la haine et la souffrance, ni ravagé par la guerre et le terrorisme. Vous avez personnellement un grand pouvoir. Il est essentiel que vous laissiez voir le jour à vos passions et vous en serviez avec vos talents personnels pour ensuite passer à l’action. La ligne de conduite que vous choisirez doit émaner de votre coeur, pas des ordres donnés par quelqu’un d’autre. Il vous suffit simplement de faire un pas en avant. Suis-je optimiste? Certainement. Comment puis-je ne pas l’être avec tout ce que je sais sur les milliers d’organisations qui réussissent à susciter des changements, sur toutes les personnes qui travaillent pour les grandes sociétés et qui veulent se trouver une excuse pour faire ce qui est juste, et sur tous les millions de héros cachés qui consacrent du temps ou de l’argent à de bonnes causes ? Aujourd’hui, c’est le jour où nous devons changer le monde ! |