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Extrait du livre Nos personnages intérieurs, créateurs de nos succès et de nos malheurs, le monde fascinant des SPPA de Johanne Razanamahay, éditions Lanore, printemps 2010. IL EST MORT DU SIDA « Merci de m’accueillir Johanne car, moi aussi, je suis intéressé par la porte que vous mettez en place, RAFFALLI, les entités de sagesse et toi. Comme tous ceux qui sont attirés par leur passion pour la Vie et pour l’Amour et ont pour but de cesser de souffrir et de faire souffrir, je cherche à parfaire ce qui n’est pas achevé. Je cours ainsi le risque de pouvoir perdre à nouveau la mémoire divine au contact des émotions et des formes-pensées limitées, une fois que je serai réincarné sur Terre. Je comprends que toutes les expériences mènent à l’amour, parce qu’en développant toutes nos facettes, nous deviendrons des êtres polyvalents qui sauront parler tous les langages et être créatif dans n’importe quel niveau de conscience ; Puisque tu fais partie des disciples conscients qui peuvent se rappeler ce qu’ils vivent dans leurs voyages hors du corps, nous choisissons de passer par toi alors que d’autres groupes créateurs de nos succès et de nos malheurs passent par d’autres canaux médiumniques humains. Et quel bonheur de voir qu’il y en a de plus en plus actuellement même si les intérêts et les sensibilités de tous ces êtres ne sont pas semblables ! C’est la différence qui fait tourner la roue de l’Univers puisque les clairvoyants et les clairaudients peuvent capter à la fois des rayons identiques et des rayons inédits. Puisque parler de la mort aide à faire comprendre la vie, je vais te raconter ma dernière existence sur terre. » Je cligne des yeux et regarde alors se dérouler sous mes yeux un film troublant. Comme pour prendre de la distance par rapport à son histoire passée, Michaël parle de lui à la troisième personne : « Michaël est décédé après une longue vie de détresse. Aussi, sa mort lui a procuré un réel soulagement. Il était enfin libéré de sa maladie mais surtout de cette vie qui était devenue un fardeau pour lui. C’est compréhensible pour quelqu’un qui ne s’était jamais intégré à la vie sociale. Le SIDA désigne un ensemble de maladies caractérisées par une baisse de l’immunité et créées par des êtres qui n’ont pas vraiment déterminé leur polarité sexuelle en dépit de leur apparence dans un corps d’homme ou de femme. Leurs comportements paraissent harmonieux sans toutefois être complètement cohérents : ils aiment se vêtir et se comporter comme le ferait le sexe opposé sans forcément être des homosexuels dans toute l’acceptation du terme. Le SIDA peut toucher tous les êtres qui ont leur SPPA de « séducteur » en crise d’identité et qui n’arrivent pas à faire valoir ce qu’ils ressentent à chaque instant. Ces êtres voudraient être appréciés dans les moments où ils adorent se parer de bijoux féminins, dans les moments où ils se comportent en véritables hommes et aussi lorsqu’ils empruntent des comportements masculins tout en s’habillant comme une femme! Enfants, ils se sont sentis parfaitement à l’aise en jouant soit à la poupée soit avec des camions. Ils sont équilibrés lorsqu’ils sont reconnus et ceux qui deviennent de véritables homosexuels ou de véritables lesbiennes sont des rebelles écoeurés de ne pas avoir été compris ou acceptés dans les moments où ils étaient de parfaits androgynes… Dans leur confusion, ces êtres ne réalisent pas à quel point leur attitude est un refus d’incarnation. Allons voir maintenant les SPPA qui sont à l’origine de la maladie et de la mort. Puisque la SPPA « séducteur » qui n’intéresse personne malgré son charme, main dans la main avec la SPPA « amant » qui ne vit pas sa sexualité dans l’approbation, ne sont pas les seules à avoir souhaité la disparition de Michaël, même si ce sont elles les plus révoltées contre la vie. Allons à la découverte des autres SPPA qui ont collaboré avec elles. » Les yeux libres de tout jugement, je regarde défiler les images de la vie de Michaël qu’il projette dans ma conscience tout en écoutant ses commentaires : « Michaël est issu d’une grande famille bourgeoise de Genève, barricadée derrière des valeurs sociales et religieuses. Son père était un homme politique très bien placé dans l’échelle sociale. Il faisait partie de ces groupes qui sous une apparence anodine appartiennent à système qui opère en secret, en coulisses. Sa mission essentielle consistait à influencer l’opinion publique dans une direction donnée, calculée mathématiquement d’après les systèmes de sondage. Par exemple, il était chargé d’attaquer ouvertement les gouvernants alors même qu’il oeuvrait pour eux. Il avait l’air de prendre à coeur l’avenir des jeunes alors qu’il ne cherchait qu’à recruter des adhérents pour défendre un candidat. Celui-ci se présenterait comme par magie le moment venu, tout étant soigneusement calculé d’avance. Sa mère avait une jolie petite frimousse. Très intellectuelle, elle était professeur de philosophie dans une université et, dans créateurs de nos succès et de nos malheurs 83 ses moments libres, elle enseignait la musique. Elle paraissait gracieuse, douce et aimable mais elle était insensible à d’autres êtres qu’elle-même. Les parents de Michaël avaient affronté, dans leurs vies antérieures, des situations d’échec cuisant tant sur le plan professionnel que relationnel. Ils venaient du « bas-peuple » et avaient chacun vécu dans la peau d’un homme et fini leur existence précédente dans la débauche. Leurs contrats dans cette vie étaient donc, entre autres, de parvenir à vivre leur côté masculin (fort physiquement et très compétent intellectuellement) dans un couple désuni mais indifférents l’un à l’autre (pour éviter de se mettre des bâtons dans les roues) et de réussir à aider un garçon d’une beauté séductrice venu pour explorer des rôles de rebelle envers la société tout étant magnifique esthétiquement, à l’extérieur, pour leur plaire. Leur dessein était d’apprendre à soutenir quelqu’un, quelle que soit son attitude au sein de la société. Juger, condamner, utiliser des formules « ils auraient dû…, j’aurais aimé que… » est notre lot à tous tant que l’on ne sait pas vibrer dans l’amour inconditionnel et la compréhension totale. Il faut l’expérimenter soi-même… Une fois perdus dans le brouhaha de la vie sur Terre et aveuglés par une société régie par la toute puissance de l’apparence, les parents de Michaël avaient oublié une partie de leurs objectifs et ne cherchaient plus qu’à faire partie des gens qui réussissent socialement. Pour y parvenir, ils avaient fait le choix de renier tout ce qui représentait la fantaisie, la légèreté et l’amusement. Leur coeur était verrouillé, séparé de toute connaissance autre que celle des encyclopédies et des dictionnaires grâce auxquels ils pensaient pouvoir répondre à toutes les questions d’ordre littéraire et scientifique qu’on pouvait leur poser. Cette érudition leur servait également à provoquer un étonnement empreint d’admiration au sein leur cercle social. En impressionnant systématiquement leur entourage, ils se sentaient intégrés, vivants. Mais en leur âme et conscience existaient de lourds secrets dont certains concernaient leurs enfants avortés et mort-nés. Tout cela formait inexorablement un noyau de chagrin immense qui grignotait leur chair dans le silence du coeur en tuant petit à petit l’élan vital de leur enfant. Avec Michaël, le contrat de l’accepter et de le soutenir faisait partie de leur programme mais ils n’ont pas réussi à maintenir le cap. Ils passaient leur temps à se défier en se faisant inconsciemment de la concurrence. Ils n’étaient jamais en guerre ouverte mais les réflexions qu’ils se lançaient étaient des bombes d’énergie violente qui atteignaient leurs corps subtils et y faisaient le lit des maladies futures. Celles-ci restent en attente tant que les êtres concernés sont satisfaits de leur qualité de vie et de leur place dans la société. Et bien, Johanne, avoue que tu apprends encore des choses surprenantes! » Je suis en effet abasourdie ! Mais j’écoute, imperturbable. « Que l’acte soit bon ou mauvais selon les critères intellectuels ou moraux des diverses sociétés, il ne s’exprime pas moins en énergie C’est la force de la forme-pensée émise qui génère la réussite ou la mort. Ainsi, si une personne assassine quelqu’un dans l’intention de venger le viol d’un enfant de trois ans parce que, mentalement, elle trouve cela intolérable, elle ne perd pas forcément de l’énergie. Il y a beaucoup de fous furieux, de malades mentaux, de personnes apparemment méchantes qui se portent très bien sur Terre. À la lumière du « soleil de la conscience spirituelle », les actions peuvent donc prendre une connotation bien différente de celle qui peut leur être donnée habituellement. Ce n’est que cette conscience qui pourra montrer aux êtres humains, d’autres manières de procéder dans le rayonnement de l’amour inconditionnel. À votre niveau, vous pourriez préparer l’individu à cette prise de conscience en accélérant le processus d’apprentissage par la création de centres spirituels pour le développement de l’être sur tous les plans. Les parents de Michaël avaient préféré garder leur place dans la société plutôt que d’avoir à gérer ce fils qui leur faisait honte. Celui-ci avait choisi une vie d’homosexuel pour donner à ses parents l’occasion de réaliser leur contrat : être et rester dans l’amour quelles que soient les conditions. Mais que leur fils puisse préférer vivre avec un homme était exclu de leurs critères sociaux. Et aimer quelqu’un qui est frappé du SIDA, cette maladie qu’ils considéraient comme honteuse, était au-dessus de leurs forces, inadmissible dans un milieu social tel que le leur. Pourtant, en faisant partie des marginaux, Michaël était mal dans sa peau. Il n’avait pas non plus rempli l’objet de son contrat : il s’agissait pour lui d’arriver à vivre dans la paix et dans l’amour sans jamais chercher à se justifier. Rejeté par sa famille, il avait maintenu sa ligne de conduite pendant quelque temps, en cherchant à se guérir avec des médicaments allopathiques. N’ayant obtenu aucun résultat satisfaisant, il s’était lancé dans les médecines naturelles, et ses symptômes avaient disparu pendant quelques mois. Mais, comme il n’avait pas guéri les racines profondes de ses problèmes, il avait rechuté. Il n’avait pas compris que sa maladie avait avant tout pour origine son incapacité à obtenir ce qui était bon pour lui. Hélas, il n’est pas le seul à connaître ce genre de problème sur la planète Terre puisque rares sont les êtres capables de prendre la décision saine de vivre libres ailleurs, loin des autres, non pour les fuir mais par un choix conscient, lorsqu’ils sont trop coincés par leur entourage. Les autres sont toujours des miroirs porteurs de l’oeil de nos Âmes qui nous incitent à résoudre nos conflits, mais rien ne nous empêche d’évaluer honnêtement nos forces et nos dépendances, afin que nous puissions choisir d’aller d’abord jouer ces rôles difficiles ailleurs, en compagnie d’autres partenaires avec lesquels nous n’avons pas de liens émotionnels lourds et insupportables quitte à revenir ensuite « jouer la scène » avec ceux qui sont directement concernés. Nous nous enkystons souvent dans des situations sans issue à cause de l’amour que nous croyons avoir pour notre entourage ou par peur du changement, sans nous interroger pour savoir si nous ne soumettons pas nos proches à une profonde souffrance par notre comportement conformiste. Par amour pour nous et pour tous, nous avons le devoir de nous guérir sans les mêler à notre histoire. En nous éloignant, nous manifestons devant l’Univers tout entier notre intention sincère et décisive de changer de mode de pensée et de vie. Alors la raison de guérir peut émerger en plein jour et l’énergie nécessaire pour la guérison peut s’approcher. Mais, comme la plupart des êtres humains, Michaël ne savait pas évaluer sa situation personnelle et discerner ses besoins prioritaires. Pour tout être qui ne connaît pas sa véritable valeur, le désir de recevoir un semblant d’amour par compensation constitue un piège. C’est ce qui arriva à Michaël qui se laissa mourir dans une clinique en échange des soins attentionnés du personnel. » Émerveillée par tant de précision, je suis sidérée par tant de Complexité ! En guise de réponse à ma réaction, Michaël précise: « Eh oui ! Je comprends ta réaction mais je dois te dire qu’on a beau essayer de simplifier, rien à faire ! Nous sommes des êtres complexes, capables de suivre plusieurs plans à la fois et de créer des liens entre eux ! Pour finir mon message j’aimerais attirer votre attention sur une attitude qui ne mène à rien qu’à bloquer tout le monde et qui perdure encore sur Terre : le REGRET! Regretter un être qu’on n’a pas su soutenir et aimer ne mène qu’à l’affaiblissement, à la mort et à l’emprisonnement dans le bas-astral. Il en va de même avec regretter ce qu’on n’a pas pu faire. Car un adulte ne peut pas regretter d’avoir marché à quatre pattes lorsqu’il était enfant ! Il lui a fallu passer par cette étape de vie pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Ne sommes-nous pas tous le résultat de nos acquis positifs et négatifs ? Le regret est injuste puisque tous les participants ont eu leur part de jeu et de responsabilité dans leurs créations. Pour en sortir, il faut mettre la main sur les personnages intérieurs qui ont participé, non pour les juger et les condamner mais pour les guider vers le partage, sans doute ni crainte, dans la considération et l’amitié, ce que Michaël n’a pas réussi à faire du tout ! Au contraire, il s’est décentré. Non seulement il s’est renié dans beaucoup de facettes de sa personnalité mais il a consacré son énergie à trouver des gens qui pouvaient juste lui sourire et lui donner la main, des gens à qui il ne dirait rien de ce qu’il est et de ce qu’il vit par peur de les perdre. Cette erreur est fréquente sur terre et vous devez arrêter ce chantage qui vous prend de l’énergie! Car dans un monde où la majorité des êtres cherchent d’abord à recevoir avant de vous donner quoi que ce soit, vous tournez en rond ! |