Le bas astral

Nous voulons partager avec vous un récit extraordinaire, qui permet de comprendre en détail ce qu’est ce monde du Bas-astral. Voici comment Raffali, le frère de Johanne, décrit son passage dans ce monde infernal, après la mort de son corps physique (extraits de « La mort n’est jamais un accident » de Johanne Razanamahay.)
Me voici donc errant dans un univers tortueux, terne et obscur, comme s’il était constitué par les boyaux indéfinis d’un monstre. Certains tunnels partaient vers le fond tandis que d’autres semblaient remonter du centre de la Terre. D’autres encore donnaient l’impression de mener vers des trésors cachés par des pirates sanguinaires, comme dans les films d’horreur. Très actif mentalement, je plongeai afin de savoir par “projection intellectuelle” ce qui se trouvait dans les parties qui échappaient à ma vue. Je croyais que mon activité intellectuelle allait me permettre de comprendre. Le mental se fait ainsi piéger par ses propres jeux. Adorant être stimulé dans sa curiosité, il s’égare volontiers et n’accorde aucune valeur aux éléments qui existent en dehors de la matière. Quand il est trop dominant, il manque de contact spirituel et refuse tout ce qui n’est pas vérifiable scientifiquement. Lorsqu’il se complaît dans sa propre logique, il cesse de progresser vers des trouvailles sensationnelles pour s’enfermer dans un mouvement mécanique qui ne mène nulle part. Alors l’être devient comme fou. Comme un rat enfermé dans une cage pour les besoins de la science il devient un automate qui tourne en rond sans jamais découvrir la vérité : il s’est abêti avec ses propres mécanismes mentaux.
Au bout d’un temps relativement long, j’ai découvert que j’étais enfermé dans le monde de mes pensées. La plus forte était celle qui me ramenait dans la direction de notre maison et m’aspirait comme une ventouse. J’étais absolument “accro”, dépendant de ce besoin. Une tristesse infinie et indescriptible avait pris possession de mon corps et remplacé le sang circulant dans mes artères et mes veines. Pendant une longue attente qui m’a paru comme le va-et-vient des marées je ne savais plus si j’étais une goutte, une vague, l’océan gris sans vie ou encore une île sur cet océan. J’étais dépossédé de tout ce qui pouvait encore m’appartenir. Pendant un instant, j’ai eu le sentiment d’être tellement vide que j’avais moins de poids qu’une plume. Mais je constatai que j’étais quand même en vie et cette conscience me ravit plus que tout. Comme par enchantement, au contact de cette idée-concept bienfaisanteje m’élevai doucement, poussé par une brise de satisfaction inconnue. Je me trouvais alors dans un espace paisible où tout était tellement silencieux et reposant que je me sentis pousser des ailes en vibrant sur la fréquence de la liberté et du plaisir. Je lâchai prise pour m’abandonner à cette paix retrouvée, comme si j’avais toujours vécu avec elle. En cherchant à l’identifier à la mémoire de mes atomes, j’ai su que je m’étais réfugié dans ma respiration, dans mon souffle. Cette découverte me poussa à la panique car je croyais ne pas savoir comment prolonger ces moments de sérénité. Au lieu de me laisser fondre doucement et de déployer mes ailes, je me laissai perturber par mes angoisses. Me sentant en danger, je fus englouti dans un immense tourbillon de nuages noir-bleu-rougeâtres, épais et menaçants comme un typhon essayant de prendre forme.
Voilà comment j’ai pu, pour la première fois, voir les jeux de la pensée, même si je n’ai su l’expliquer que beaucoup plus tard, dans la lumière, lors de la projection du film de ma vie durant laquelle j’ai compris les mécanismes des idées-concepts venant de la tête et du cœur réunis et ceux des idées-pensées limitantesvenant uniquement du mental déséquilibré, isolé dans la crainte et le jugement. LES PREMIÈRES SONT FRAÎCHES ET VIVANTES ALORS QUE LES SECONDES, DÉFRAÎCHIES ET POURRIES, NOUS EMPOISONNENT L’EXISTENCE ! Ce n’était pas mes idées-concepts qui avaient attiré le gros tas d’horreurs qui me harcelait en m’emprisonnant, mais tout ce qu’avait amassé mon intellect, intoxiqué par les mémoires émotionnelles de mes croyances et préjugés, mixés en formes-pensées cristallisées, lourdes et solides, émises à l’extérieur. Ce gros tas difforme, garni de couleurs horriblement criardes, était déchiré de temps en temps par des éclairs en dents de scie, comme on en voit dans les dessins animés ou les bandes dessinées. Quelle vision de cauchemar ! C’était un composé de rouge-sang séché et bleu-gris-noir métallisé, les couleurs les plus affreuses que je n’ai jamais vues. Il fonçait dans ma direction avec l’intention d’étouffer la lumière qui venait de naître en moi pour me grignoter à coup de dents. Je fuyais de toutes mes forces, poussé par l’instinct de survie, mais, comme il était beaucoup plus fort que moi, plus rapide et plus déterminé, il me rattrapa et me dévora. Au moment où il ouvrit mon cœur, je découvris avec horreur que la lumière que j’avais en moi n’était pas si brillante que cela. Il était puissant et sûr de lui, alors que je n’avais pas d’existence réelle. Je n’étais pas vraiment moi puisque je cherchais sans cesse à rendre service et à satisfaire ma famille. Je voulais être vivant sans apprécier la vie que je vivais. Je ne savais rien, alors que lui osait ÊTRE!
Sans corps physique, je me sentais diminué, dépossédé d’une carapace devenue familière et j’avais du mal à m’apprécier dans une nouvelle peau, alors que j’étais allégé du poids de mes propres pensées en devenant comme une algue ballottée par les vagues. Être plus léger me semblait constituer un désavantage. Je ne parvenais pas à me sentir en sécurité puisque j’étais dans l’ignorance de mes besoins essentiels. Je n’ai senti que beaucoup plus tard mon aspiration à m’envoler plus haut vers le ciel, vers le monde où naissent les étoiles. Lorsque je m’aperçus que je sécrétais moi-même une substance ressemblant à de la fumée, je crus devenir fou. En fait, par mes attitudes et mes pensées, j’alignais ma fréquence vibratoire sur celles de ce gros tas malfaisant et nauséabond. Lorsqu’il me rattrapa, le contact de nos corps provoqua un choc qui libéra malgré tout une lueur enchanteresse. Elle me montra ce que nous étions tous deux à l’origine : des germes de vies ayant comme mission de collecter et de répertorier toute possibilité expérimentée menant à la liberté et à l’amour ! Dans ce frottement avec l’abominable, j’avais encore la possibilité de m’éveiller en observant nos composants et en déchiffrant chaque vibration. Mais je n’ai pas su saisir cette perche, comme l’échelle “proposée” à Jacob par son âme aimante. (…)
Il existe un grand nombre d’êtres qui se branchent inconsciemment sur le bas astral, à des degrés divers, pour y puiser la force et la créativité dont ils ont momentanément besoin. Tant qu’ils sont ignorants, incapables ou affaiblis par les jeux de pouvoir, ils peuvent disposer de cette voie jusqu’à ce qu’ils soient lucides. Toutefois, comme pour toute voie d’urgence, il est déconseillé d’y séjourner longtemps. Cette solution est un stimulant toxique qui, comme le café, le thé ou l’alcool, met en danger notre santé, notre liberté et notre souveraineté.
A l’heure actuelle, cette énergie toxique ne coule pas forcément en direct du bas astral. Elle passe par des intermédiaires déjà possédés sur Terre : la joie éveille la joie mais la colère appelle la colère. C’est pourquoi la responsabilité est toujours partagée, qu’il s’agisse de l’acte de faire pousser des fleurs dans les cœurs ou de faire croître l’agressivité. L’émotion ne réside pas seulement dans la personne qui se met en colère en premier. Son interlocuteur, en dépit de comportements apparemment calmes et paisibles, peut être aussi à l’origine du conflit à cause d’une frustration inconsciente. Au lieu de se prodiguer des soins à partir du cœur, les individus possédés s’inoculent réciproquement des émotions négatives, un peu comme on le fait avec les techniques de vaccination sur Terre ! Cela fait peut-être du bien momentanément mais aboutit à la destruction de l’immunité !
A DÉFAUT DE POUVOIR ÊTRE SERVI PAR LA GRÂCE ET L’ÉLÉGANCE DIVINES, NOUS POUVONS TOUJOURS “VIVOTER” AU RABAIS MÊME SI CETTE ÉNERGIE NOUS ALOURDIT EN RENDANT NOS YEUX TERNES ET EXORBITÉS, NOS CHEVEUX DRESSES SUR LA TÈTE OU COLLES PAR PAQUETS LES UNS AUX AUTRES(…) Ah ! Johanne ! Il faut vraiment préparer les gens à mourir autrement car, dans ce milieu du bas astral, nous vivons dans un cercle vicieux : plus je me croyais perdu avec l’idée que je pouvais mourir, plus mes peurs s’accentuaient, m’enfermant totalement dans l’horreur.
Si j’avais été informé, j’aurais simplement lâché mes sentiments négatifs pour aller dans le “souffle de la vérité” et vibrer dans l'”ambiance divine”. Plus nous sommes emprisonnés dans les mondes issus de nos convictions profondes, moins les êtres d’amour peuvent entrer en contact avec nous et nous guider. Je m’étais totalement focalisé sur une seule réalité, celle de notre petite maison qui symbolisait à elle seule toutes nos pensées réunies. Je me sentais irrésistiblement attiré par vos pleurs et vos plaintes qui me poursuivaient dans mon monde de glu et de puanteur, sans répit. Je ressentais à la fois le poids immense de vos souffrances qui me retenaient dans ces parages affreux mais aussi votre amour chaud et sincère qui avait la force de me projeter pour de courts instants dans les cieux. (…°
Tout être qui décède avec des émotions négatives non extériorisées est forcément attiré par ce gigantesque et monstrueux cauchemar, sans cesse nourri par les peurs et les refus de s’ouvrir à la vie éternelle, refus exprimés par des cris, des douleurs et des couleurs infernales. Ce monde est insupportable car tout y est désaccordé.
Prisonnier de ce supplice extrême, je me sentais à la fois dans ce décor cauchemardesque et à l’intérieur de la maison sans sentir de différence. J’étais meurtri par mes regrets et ceux de toutes les personnes affectueusement attachées à ma personne. Mes assassins n’y échappaient pas. Ma volonté étant inexistante, ce monstre m’entraînait dans son abominable tourbillon vers les cœurs de ceux qui avaient été mes associés. Il les assaillait de cauchemars terribles, entachés de sang et de cris, qui les faisaient s’éveiller en sursaut en pleine nuit, transpirant et le cœur battant. Certains piquaient des crises de larmes car, même si nous avions convenu de ce contrat, il n’avait pas été réalisé de la meilleure manière à cause de nos émotions mal gérées. Nous pouvons nous entre-tuer quand nous sommes ignorants mais nous pouvons aussi régler nos comptes autrement que par la violence. Nous sommes tous venus pour apprendre. Alors imagine ce que c’est au niveau mondial, Johanne !
L’arrivée de nouvelles personnes accentue toujours plus notre calvaire en nous apportant d’autres types de lamentations qui harcèlent nos tympans. On a le sentiment d’être happé par mille mains munies de griffes voraces donnant la chair de poule en vous faisant grincer des dents. On sent monter au paroxysme tous ses sentiments de colère, de peur, de jalousie et de domination, sentiments vieux de millions d’années… On sait alors avec certitude que l’on est enchaîné depuis très, très longtemps. Avec tous ceux qui étaient emprisonnés comme moi, j’étais pris dans un typhon, sans pouvoir rien faire d’autre que de subir toutes ces démences. J’assistai ainsi à plusieurs cas de “possessions” simultanées sur Terre. Chaque forme-pensée reliée à la colère, à la laideur, à l’ennui, à la comparaison, à la jalousie, au désir de supprimer quelqu’un de son petit univers ou de l’éliminer définitivement du monde, déclenche un “parasitage”, une “infection” immédiate. Il existe beaucoup de “possédés” sur Terre, exactement comme nous, qui sommes coincés ici, dans le bas astral, toutefois à un degré nettement inférieur. La différence se situe au niveau de la constance de la possession : il n’existe pas, en effet, sur Terre, d’êtres plongés en permanence dans un tel refus de leur propre vie, comme ici. (…) Dans le bas du monde astral, on ne vibre que sur la fréquence de la voix extérieure, celle qui nous isole de nous-mêmes et du reste de l’Univers ! (…)Pour moi, le refus de vivre avec d’autres types d’énergie que celles de la Terre m’a privé du contact avec les guides spirituels, les anges et toutes les entités de sagesse des autres galaxies qui ne pouvaient m’atteindre sans passer par les êtres humains. LE PROPRE DU BAS ASTRAL EST DE REFUSER LES MONDES SPIRITUELS.
Et voici comment il parvient à en sortir :
Je fermai les poings en fléchissant les genoux, avec le désir intuitif d’aller jusqu’au fond de mes tripes pour y puiser tout ce qui me restait d’énergie. En hurlant de toutes mes forces, j’eus le sentiment d’irriguer à nouveau mon être de substance vitale. Au contact du “NON !” manifestant consciemment mon refus, mon corps bondit comme un diable hors de sa boîte pour s’élever vers le ciel, hors du décor d’horreur et de sang dans lequel j’étais emprisonné. Une paix intense m’envahit en ouvrant les yeux de mon cœur. C’était presque insupportable mais délicieusement bon. Rendu sensible par cet événement, je perçus que j’avais vraiment besoin d’aide. En guise de réponse, j’entendis : “si tu réalises que tu as de l’énergie vitale, que tu n’es qu’ÉNERGIE VITALE, tu auras la capacité de déchirer complètement ce décor”. Aussitôt dit, aussitôt fait, je ramassai tout ce que j’avais comme force en moi pour émettre un cri, un vigoureux appel “au secours”, et hop, le succès arriva à toute vitesse. J’éprouvai la sensation d’être dans un ascenseur ultra-rapide qui me propulsait vers la partie supérieure de ce monde.
La description de la suite de son voyage dans les mondes célestes se trouve dans « La mort n’est jamais un accident « et dans « Voyage vers les sphères célestes », qui sera publié par les éditions Lanore en mai 2008.
N’est-il pas capital qu’une « éducation au savoir mourir » soit enfin donnée à ceux qui quittent le plan terrestre afin qu’ils puissent franchir le bas-astral et gagner les mondes de lumière ?
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