Perkins – Assassin financier

DEUX LIVRES IMPORTANTS POUR COMPRENDRE LES ENJEUX ACTUELS :
John Perkins LES CONFESSIONS D’UN ASSASSIN FINANCIER
Ce livre est devenu un extraordinaire best-seller aux Etats-Unis et dans le monde.
Extraits :
J’étais devenu un soldat professionnel. Cette admission me permit de mieux comprendre par quel processus on en vient à commettre des crimes et à construire des empires. Je comprenais maintenant pourquoi tant de gens avaient commis des actes atroces. Par exemple, comment de bons Iraniens aimant leur famille avaient pu travailler pour la brutale police secrète du shah; comment de bons Allemands avaient pu suivre les ordres de Hitler ; comment de bons Américains ou de bonnes Américaines avaient pu bombarder Panama. En tant qu’assassin financier, je n’ai jamais reçu un sou directement d’aucune agence gouvernementale. Mon salaire était payé par MAIN. J’étais un simple particulier à l’emploi d’une compagnie privée. Le comprendre m’aida à mieux saisir le rôle nouveau du cadre commercial comme assassin financier. Une nouvelle catégorie de soldats émergeait sur la scène mondiale et ces gens étaient désensibilisés à leurs propres actions. J’écrivis ceci :
« Aujourd’hui, des hommes et des femmes vont en Thaïlande, aux Philippines, au Botswana, en Bolivie et dans tout autre pays où ils espèrent trouver des gens ayant désespérément besoin de travail. Ils se rendent dans ces lieux avec le but précis d’exploiter des misérables : des gens dont les enfants sont mal nourris, des gens qui vivent dans des bidonvilles et qui ont perdu tout espoir d’améliorer leur sort, des gens qui ne rêvent même plus au lendemain. Ces hommes et ces femmes quittent leurs luxueux bureaux de Manhattan ou de San Francisco ou de Chicago, traversent les océans et les continents dans de somptueux avions de ligne, logent dans des hôtels de première classe et mangent dans les meilleurs restaurants de l’endroit. Ils partent ensuite à la recherche des désespérés. Il y a encore des marchands d’esclaves. Ils n’ont plus besoin toutefois d’aller chercher dans les forêts d’Afrique les meilleurs spécimens qui leur rapporteront le plus aux enchères à Charleston, à Carthagène ou à La Havane. Il leur suffit de recruter des désespérés et de construire une manufacture pour fabriquer des blousons, des jeans, des tennis, des pièces d’automobile, des composantes d’ordinateur et des milliers d’autres articles qu’ils vendront sur les marchés de leur choix. Ou ils peuvent même, au lieu d’être propriétaires de la manufacture, engager un homme d’affaires local pour qu’il fasse tout le sale boulot à leur place. Ces hommes et ces femmes se croient honnêtes. Ils reviennent chez eux avec des photographies de sites pittoresques ou de ruines antiques, qu’ils montrent à leurs enfants. Ils assistent à des séminaires où ils se congratulent et échangent des conseils sur la façon de s’adapter aux coutumes excentriques des pays lointains. Leurs patrons engagent des avocats pour se faire assurer qu’ils ne font rien d’illégal. Ils disposent d’une équipe de psychothérapeutes et d’autres experts en ressources humaines pour se faire convaincre qu’ils ne font qu’aider ces désespérés. L’ancien marchand d’esclaves croyait avoir affaire à une espèce sous-humaine à qui il offrait l’occasion de se faire christianiser. Il croyait aussi que les esclaves étaient essentiels à la survie de sa propre société, qu’ils constituaient la base même de son économie. Le marchand (ou la marchande) d’esclaves moderne se convainc qu’il vaut mieux, pour les désespérés, gagner un dollar par jour plutôt que rien du tout, et qu’ils ont ainsi l’occasion de s’intégrer dans la communauté mondiale. Il ou elle croit aussi que ces désespérés sont essentiels à la survie de sa compagnie, qu’ils constituent la base même de son style de vie. Il ou elle ne songe jamais aux conséquences qu’ont sur le monde ce style de vie et le système économique qui le soutient, ni à leurs effets ultimes sur l’avenir de ses enfants. »
Dans presque chaque culture que je connais, des prophéties mentionnent que nous sommes entrés dans une ère de transition importante à la fin des années 90. Tant dans les monastères himalayens que sur les sites sacrés d’Indonésie ou dans les réserves amérindiennes d’Amérique du Nord, et tant dans les profondeurs de l’Amazonie qu’au sommet des Andes ou dans les anciennes cités mayas d’Amérique centrale, j’ai entendu dire que notre époque constitue un moment particulier de l’histoire humaine et que chacun d’entre nous y est né parce qu’il a une mission à accomplir.
Les noms de ces prophéties et leur formulation diffèrent légèrement. Certaines parlent d’un nouvel âge, et d’autres, du troisième millénaire, de l’ère du Verseau, du début du Cinquième Soleil ou de la fin des anciens calendriers et du commencement des nouveaux. Malgré leur terminologie variée, cependant, elles ont beaucoup en commun, et la prophétie de l’Aigle et du Condor est typique. Elle raconte qu’au début des temps les sociétés humaines se divisèrent en deux groupes: celui du Condor (représentant le coeur, intuitif et mystique) et celui de l’Aigle (représentant le cerveau, rationnel et matériel). Dans les années 1490, selon la prophétie, les deux voies convergeraient et l’Aigle conduirait le Condor au bord de l’extinction. Puis, cinq siècles plus tard, dans les années 1990, débuterait une nouvelle ère où l’Aigle et le Condor auraient la possibilité de s’unir et de voler ensemble dans un même ciel, en suivant la même voie. S’ils saisissaient cette possibilité, ils créeraient une progéniture remarquable, différente de tout ce que l’on a connu auparavant.
La prophétie de l’Aigle et du Condor peut être comprise de plusieurs façons. L’interprétation la plus courante est celle-ci : elle prédit le partage du savoir indigène avec les technologies scientifiques, l’équilibrage du yin et du yang, et l’union des cultures du Nord et du Sud. Cependant, son message le plus important concerne la conscience; il dit que nous sommes entrés dans une ère où nous pouvons bénéficier de diverses visions de nous-mêmes et du monde, et les utiliser comme moyens d’atteindre un plus haut niveau de conscience. Comme êtres humains, nous pouvons réellement nous éveiller et évoluer vers une espèce plus consciente.
En dernière analyse, l’empire global dépend largement du fait que le dollar est la principale monnaie internationale et que ce sont les États-Unis qui en impriment. Ainsi, nous prêtons de l’argent à des pays comme l’Équateur tout en sachant très bien qu’ils ne pourront jamais le rembourser. En fait, nous ne voulons pas qu’ils paient leur dette, puisque c’est ce non-paiement qui nous procure une influence sur eux. Dans des conditions normales, nous risquerions de finir par épuiser nos propres fonds, car aucun créancier ne peut se permettre d’avoir trop de débiteurs qui ne le remboursent pas. Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales. Les États-Unis impriment de l’argent qui n’est pas soutenu par des réserves d’or. En fait, cet argent n’est pas soutenu par autre chose que la confiance internationale en notre économie et en notre capacité de rassembler les forces et les ressources de l’empire que nous avons créé pour nous appuyer.
La capacité d’imprimer des dollars nous procure un immense pouvoir. Entre autres, nous pouvons continuer à octroyer des prêts qui ne seront jamais remboursés et donc accumuler nous-mêmes d’énormes dettes. Au début de 2003, la dette nationale des États-Unis excédait six trillions de dollars, et l’on prévoyait qu’elle atteindrait sept trillions avant la fin de l’année, ce qui fait approximativement 24000 $ par citoyen. Une grande partie de cette dette a été contractée envers des pays asiatiques, particulièrement le Japon et la Chine, qui achètent des titres d’État du gouvernement américain (essentiellement des reconnaissances de dettes) avec des fonds accumulés grâce à la vente de biens de consommation – appareils électroniques, ordinateurs automobiles, appareils électroménagers, vêtements – aux États-Unis et sur le marché mondial.
Tant que le monde acceptera le dollar comme monnaie internationale, cette dette excessive ne posera aucun problème sérieux à la corporatocratie. Toutefois, si jamais une autre monnaie venait remplacer le dollar et que certains créanciers des États-Unis (le Japon ou la Chine, par exemple) décidaient de réclamer leur dû, la situation changerait dramatiquement. Les États-Unis se trouveraient soudain dans une situation très précaire.
La véritable histoire de l’empire moderne, cette corporatocratie qui exploite les désespérés et accomplit le pillage de ressources le plus brutal, le plus égoïste et finalement le plus autodestructeur de toute l’histoire du monde a tout à voir avec nous-mêmes. Et cela explique évidemment pourquoi nous avons autant de difficulté à l’écouter, cette véritable histoire. Nous préférons croire au mythe selon lequel la société humaine, après des milliers d’années d’évolution, a finalement créé un système économique idéal, plutôt que de reconnaître qu’il s’agit simplement d’une idée fausse érigée en parole d’évangile. Nous nous sommes convaincus que toute croissance économique bénéficiait à l’humanité et que plus cette croissance était importante, plus les bénéfices en étaient répandus. Finalement, nous nous sommes persuadés que le corollaire de cette idée était valide et moralement juste, soit que les gens qui excellent à stimuler la croissance économique doivent être félicités et récompensés, alors que ceux qui sont nés en marge de l’opulence sont disponibles pour l’exploitation.
On utilise cette idée et son corollaire pour justifier toutes les pirateries; on accorde des permis pour voler, violer et tuer des innocents en Iran, au Panama, en Colombie, en Irak et ailleurs. Les assassins financiers, les chacals et les armées vont prospérer tant que leurs activités sembleront générer une croissance économique, ce qui est presque toujours démontrable. Grâce aux sciences (biaisées) de la prévision, de l’économétrie et de la statistique, les données reflètent une énorme poussée de croissance économique lorsque l’on bombarde une ville et qu’on la reconstruit ensuite.
Le second livre de John Perkins est un livre aussi important que le premier !
L’HISTOIRE SECRETE DE L’EMPIRE AMERICAIN, Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l’échelle globale
Il montre notamment que :
– Plus de la moitié de la population mondiale survit avec moins de 2 $ américains par jour, ce qui représente pour ces gens le même revenu qu’ils avaient il y a 30 ans.
– Plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès aux services de base comme l’électricité, l’eau pure, les sanitaires, les titres fonciers, le téléphone, la police et les pompiers.
– Le taux d’échec de tous les programmes subventionnés par la Banque mondiale s’élève entre 55 et 60% (selon ce qu’avance une étude réalisée par le joint Economic Committee of US Congress). Le coût du remboursement de la dette du Tiers-Monde est plus grand que toutes les dépenses du Tiers-Monde pour la santé ou l’éducation, et presque deux fois plus grand que les montants que ces pays reçoivent chaque année en aide. Malgré l’actuelle et feinte décision d’effacer cette dette du Tiers-Monde, celle-ci augmente chaque année et approche les trois milliards de millions de dollars. Ce chiffre record n’est pas encourageant. Pendant les pourparlers de 1996 sur l’effacement de la dette, les pays du G7, le FMI et la Banque mondiale ont annoncé une annulation de la dette à concurrence de 80 % pour les pays pauvres fortement endettés. Mais entre 1996 et 1999, les remboursements du montant total de la dette de ces pays ont augmenté de 25 %, passant de 8 860 millions à 11 440 millions de dollars.
Un surplus commercial de 1 milliard de dollars en faveur des pays en développement dans les années 1970 s’est transformé en un déficit de 11 milliards de dollars au début du nouveau millénaire, et ce déficit continue d’augmenter.
– Dans de nombreux pays, c’est 1 % des familles qui détiennent maintenant 90 % de toutes les richesses privées.
– Les firmes transnationales ont pris le contrôle de la majeure partie de la production et du commerce des pays en voie de développement. Par exemple, 40 % de tout le café est commercialisé par seulement 4 compagnies et 30 chaînes de supermarchés effectuent un tiers de toutes les ventes mondiales de denrées comestibles. Une poignée de compagnies de pétrole et d’autres matières premières intéressantes contrôlent non seulement le marché, mais aussi les gouvernements des pays qui possèdent ces ressources.
– L’avidité des grosses compagnies a été soulignée lorsque ExxonMobil annonça un profit brisant tous les records au premier trimestre 2006: 10,4 milliards de dollars. C’est le second plus gros profit jamais divulgué par une compagnie américaine, le premier étant le record d’Exxon au premier trjmestre 2005 avec des profits de 10,7 milliards de dollars. Et c’est pendant ces deux années que la hausse des prix du pétrole a causé tant de souffrance chez les gens pauvres.
– La totalité des impôts payés par les compagnies américaines représente actuellement moins de 10 %, alors qu’elle était de 21 % en 2001 et de plus de 50% pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un tiers des plus grosses et des plus rentables des entreprises américaines n’ont payé aucun impôt à tout le moins au cours d’une des trois années du nouveau millénaire. En 2002, les entreprises ont comptabilisé 149 milliards de dollars dans des paradis fiscaux comme l’Irlande, les Bermudes, le Luxembourg et Singapour.
– Des 100 plus grosses entreprises dans le monde, 51 sont des multinationales et 47 d’entre elles sont basées aux Etats-Unis.
– Au moins 34000 enfants âgés de moins de cinq ans meurent chaque jour de faim ou de maladies que l’on peut prévenir.
– Les États-Unis et nombre de pays que Washington qualifie de démocratiques présentent les caractéristiques non démocratiques suivantes : les médias sont manipulés par les grosses multinationales et le gouvernement, les politiciens mangent dans la main des richissimes donateurs aux fins des campagnes électorales et les politiques faites derrière des portes closes font en sorte que les électeurs ne soient pas au courant des problèmes clés.
Il y écrit dans sa conclusion :
« Nous possédons toutes les ressources dont nous avons besoin pour faire de cette planète un lieu stable, durable et paisible. C’est la corporatocratie elle-même qui nous les a fournis. Nous pouvons empêcher les enfants de mourir de faim et de maladie, procurer à tous les services de base, diminuer le fossé entre les pauvres et les riches, et nous pouvons nous assurer que les grandes sociétés paient leur juste part aux collectivités où se déroulent leurs activités. Mais le secret est le suivant : vous devez vous tenir debout et faire quelque chose!
En plus de s’appuyer sur la supercherie et le secret, la corporatocratie prospère grâce à la léthargie. Elle compte sur nous pour rester passifs, pour accepter ses publicités comme si c’était parole d’évangile, pour acheter de façon inconsciente et permettre de continuer à détruire notre planète. Ceci doit cesser. Chacun d’entre nous doit se secouer et se réveiller. Passer à l’action est la seule façon de nous assurer que nos enfants et nos petits-enfants hériteront d’un monde qui n’est pas déchiré par la haine et la souffrance, ni ravagé par la guerre et le terrorisme.
Vous avez personnellement un grand pouvoir. Il est essentiel que vous laissiez voir le jour à vos passions et vous en serviez avec vos talents personnels pour ensuite passer à l’action. La ligne de conduite que vous choisirez doit émaner de votre coeur, pas des ordres donnés par quelqu’un d’autre. Il vous suffit simplement de faire un pas en avant.
Suis-je optimiste? Certainement. Comment puis-je ne pas l’être avec tout ce que je sais sur les milliers d’organisations qui réussissent à susciter des changements, sur toutes les personnes qui travaillent pour les grandes sociétés et qui veulent se trouver une excuse pour faire ce qui est juste, et sur tous les millions de héros cachés qui consacrent du temps ou de l’argent à de bonnes causes ? Aujourd’hui, c’est le jour où nous devons changer le monde !
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